Résumé de la décision
M. B..., associé et gérant de la société "Central Store", conteste une imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu au titre de l'année 2007, considérant que des sommes perçues correspondent à des prêts familiaux et non à des distributions de revenus. Le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande, décision qu'il appelle devant la cour. La cour confirme ce rejet et conclut que M. B... doit payer les impositions contestées.
Arguments pertinents
1. Sur la responsabilité de la preuve : M. B... a la charge de justifier la provenance des sommes créditées sur son compte bancaire. La cour note que les attestations fournies pour prouver les prêts familiaux ne suffisent pas, car elles manquent de précisions sur les conditions d'octroi et de remboursement.
- Citation pertinente : "Qu'il appartient à M. B..., qui n'a pas présenté ses observations dans le délai qui lui était imparti, de justifier de l'origine des sommes créditées en espèces sur son compte bancaire."
2. Sur la qualification des sommes distribuées : La cour considère que les montants inscrits au compte courant d'associé sont des revenus distribués, car M. B... en est réputé avoir eu la disponibilité.
- Citation pertinente : "Il est constant que cette somme a été inscrite à son compte-courant d'associé au cours de l'année 2007 et qu'ainsi, il est réputé en avoir eu la disponibilité."
3. Sur la non-probité de la comptabilité : En raison des irrégularités constatées dans la comptabilité de la société, la cour souligne qu'elle n'est pas probante, ce qui renforce la position de l'administration fiscale d'imposer les sommes contestées.
- Citation pertinente : "L'administration a pu estimer, à bon droit, que ces sommes correspondaient à des revenus distribués et les soumettre à l'impôt."
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur les dispositions du Code général des impôts - Article 109. Cet article précise que toutes les sommes mises à disposition des associés non prélevées sur les bénéfices doivent être considérées comme des revenus distribués. En citant cet article, la cour établit que les sommes en question rentrent effectivement dans cette définition.
- Code général des impôts - Article 109 : "1. Sont considérés comme revenus distribués : (...) / 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices."
Ainsi, la cour a interprété ces dispositions pour justifier l'imposition de M. B... En l'absence de preuves suffisantes justifiant la nature des sommes contestées, la décision a été de confirmer l'imposition et de rejeter la requête de M. B... sur la base de l'insuffisance des éléments fournis pour prouver ses assertions.
Enfin, les conclusions de M. B... sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative, demandant des frais de justice à la charge de l'État, sont également rejetées, car la requête principale a été déclarée sans fondement.