Résumé de la décision
Dans cette affaire, Mme D..., ressortissante angolaise, a contesté devant la cour l'arrêté du 2 avril 2015 du préfet de la Somme qui lui refusait un titre de séjour, lui imposait une obligation à quitter le territoire français ainsi que le pays de destination pour sa reconduite. La cour a rejeté la requête présentée par Mme D..., confirmant le jugement du tribunal administratif d'Amiens, estimant que les moyens avancés par la requérante n'étaient pas fondés et que l'arrêté contesté ne méconnaissait pas les dispositions légales ou les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme invoquées.
Arguments pertinents
Les arguments clés examinés par la cour comprennent :
1. Rejet des moyens de Mme D... : La cour a indiqué que Mme D... ne présentait que des éléments déjà soulevés en première instance sans fournir de nouveaux éléments de fait ou de droit. La cour note : "il y a lieu, par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges, d'écarter ces moyens."
2. Validité de l'arrêté : La cour a jugé que l'arrêté du préfet ne violait ni les dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme : "Mme D... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande."
Interprétations et citations légales
Plusieurs interprétations des textes de loi ont été pertinentes dans cette affaire :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 313-11 : Cet article énonce les conditions dans lesquelles un étranger peut obtenir un titre de séjour en France. La Cour a confirmé que l'arrêté ne méconnaissait pas ces conditions, rejetant ainsi l'argument de Mme D... qui prétendait qu’il y avait une violation de cet article.
- Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales - Articles 3 et 8 : L'article 3 interdit les traitements inhumains et dégradants, tandis que l'article 8 protège le droit au respect de la vie privée et familiale. Mme D... a soutenu que l'arrêté porté atteinte à sa vie privée et familiale. Cependant, la cour a conclu que ses allégations ne démontraient pas un manquement à ces droits, en indiquant qu'elle ne fournissait pas d'éléments nouveaux pour étayer ses revendications : "Mme D... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande."
Ces passages soulignent le respect des procédures administratives et judiciaires, tout en affirmant que les adhésions aux droits individuels doivent être soutenues par des preuves substantielles pour être recevables en droit.