Résumé de la décision
La cour a été saisie d'une requête de M. A... G... contestant un jugement du tribunal administratif de Grenoble du 15 mars 2018. M. G... demandait l'annulation du jugement, la restitution des impositions qui lui étaient réclamées, et le bénéfice d'une somme de 2 000 euros pour couvrir ses frais juridiques. En substance, il contestait la double imposition de gains issus de la vente de biens immobiliers, recensés à la fois comme des plus-values immobilières et comme des bénéfices industriels et commerciaux. La cour a rejeté la requête de M. G..., considérant qu'à la date de son jugement, aucune imposition n'avait été mise en recouvrement, ce qui rendait la demande de restitution prématurée.
Arguments pertinents
1. Préconditions à la demande de restitution : La cour a souligné que M. A... G... ne pouvait pas revendiquer une restitution des impositions sans qu'il y ait eu imposition mise en recouvrement pour la période concernée. En effet, la cour a affirmé que "Aucune imposition n'a été mise en recouvrement au titre des bénéfices industriels et commerciaux à l'issue de la vérification de comptabilité".
2. Hypothèses et risques non fondés : Concernant les préoccupations de M. G... sur une éventuelle double imposition, la cour a considéré cela comme un "moyen hypothétique", déclarant que ces considérations ne peuvent pas fonder une demande de restitution tant qu'aucune imposition n'est effective.
3. Absence de critique substantielle : En ce qui concerne les impositions primitives, M. G... n'a pas apporté d'éléments prouvant leur exagération. La cour a noté qu'il "ne soulève par ailleurs aucun moyen tiré du caractère exagéré des impositions", renforçant ainsi la décision initiale du tribunal.
Interprétations et citations légales
Les principes juridiques appliqués dans cette décision impliquent plusieurs articles du Code de justice administrative et du Code général des impôts concernant la procédure de rectification et de contestation des impositions.
- Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Cet article stipule que "la perte de l'affaire peut entraîner, à la charge de l'État, le paiement d'une somme destinée à couvrir les frais exposés par les parties". La demande de M. A... G... au titre de cet article a été rejetée puisque sa requête elle-même était infondée.
- Code général des impôts - Article 1649 quinquies F : Cet article précise que "le contribuable peut contester les impositions mises en recouvrement". En l'espèce, M. G... n'a pas pu établir qu'une imposition avait été mise en recouvrement, rendant sa contestation irrecevable.
En conclusion, la cour a estimé que la demande de M. A... G... était prématurée, saisi d'une incertitude quant à l'imposition qui ne se concrétisait pas encore, et de ce fait, ne pouvait être acceptée dans le cadre du droit fiscal appliqué.