Résumé de la décision
Dans cette affaire, M. D. B..., ressortissant ivoirien, a contesté un arrêté de la préfète de l'Allier datant du 10 avril 2019, qui rejetait sa demande d'admission au séjour et l'obligeait à quitter le territoire français. M. B... a demandé l'annulation du jugement du tribunal administratif de Clermont-Ferrand qui avait confirmé cet arrêté. La cour a finalement rejeté sa requête, considérant que les arguments avancés par M. B... n'étaient pas fondés. La décision du tribunal a été maintenue, et aucune injonction ou indemnisation n'a été accordée.
Arguments pertinents
1. Omission à statuer : M. B... a prétendu que le tribunal avait omis de traiter sa demande d'annulation concernant le refus de visa de son contrat d'apprentissage. La cour a jugé ce moyen inopérant, précisant que M. B... ne l'avait pas soulevé en première instance : _« Il ressort des termes de ses écritures de première instance que M. B... n'a pas demandé au tribunal l'annulation du refus de viser son contrat d'apprentissage. »_
2. Illégalité de l'arrêté : Concernant l'illégalité de l'arrêté au regard d'une mesure réglementaire prise par la préfecture, la cour a conclu que _« la mesure réglementaire d'organisation et de fonctionnement prise à cette fin n'a pu vicier l'arrêté en litige. »_
3. Méconnaissance des articles du Code : Les articles mentionnés par M. B... (Code de l'entrée et du séjour des étrangers - Articles L. 313-15, L. 313-11 et L. 511-1) ont été jugés non effectivement contestés dans le contexte du litige : _« M. B... ne peut utilement se prévaloir du deuxième alinéa de l'article L. 5221-5 du code du travail à l'encontre de l'arrêté [...] »_
4. Droit à l'instruction : M. B... a également invoqué une violation de son droit à une formation. La cour a écarté cet argument, affirmant qu'aucune preuve n'indiquait qu'il avait été refusé d'accès à un établissement scolaire : _« il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B... se serait vu refuser l'inscription dans un établissement scolaire. »_
Interprétations et citations légales
1. Principes généraux : L'arrêté en question a été pris conformément aux objectifs de la police du séjour, tel que prévu par les livres III et V du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a jugé qu'il ne s'agissait pas d'un détournement de pouvoir puisqu'il respectait ces objectifs d'organisation.
2. Délai de notification : La cour a précisé que l'absence d'une réponse positive sur la demande d'autorisation de travail ne signifiait pas nécessairement un refus, et que l'arrêté ne contenait pas de rejet explicite en ce sens.
3. Code de l'entrée et du séjour des étrangers : L'analyse des articles concernés a conduit à la conclusion que les arguments de M. B... reposaient sur des interprétations non soutenues par les faits :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers - Article L. 313-15 : concerne les conditions d'admission au séjour.
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers - Article L. 313-11 : définit les conditions de séjour des étudiants et les modalités y afférentes.
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers - Article L. 511-1 : traite des décisions concernant les étrangers sur le territoire.
La décision finale a été rendue avec un rejet des prétentions de M. B..., confirmant ainsi la validité de l'arrêté de la préfecture.