Résumé de la décision :
La présidente du tribunal administratif de Marseille a transmis à la cour une requête de Mme A... demandant un sursis à l'exécution d'un jugement rendu le 8 février 2018. Cette requête a été déclarée irrecevable par la cour, car elle n'a pas été présentée par un avocat, conformément aux exigences légales. Le greffe a demandé à Mme A... de justifier d'une demande d'aide juridictionnelle, mais elle n'a fourni aucune justification satisfaisante. Par conséquent, la cour a rejeté la requête selon la procédure prévue.
Arguments pertinents :
1. Irrecevabilité de la requête : La cour a constaté que la requête de Mme A... n'a pas été présentée par un avocat ou un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, ce qui est imposé par l'article R. 811-7 du Code de justice administrative. La cour a précisé que "la requête n'est pas recevable".
2. Absence de justification pour l'aide juridictionnelle : Malgré l'invitation du greffe à justifier d'une demande d'aide juridictionnelle, Mme A... a simplement déclaré qu'elle "ne peut faire [sa] demande d'aide juridictionnelle" sans fournir de preuves ou explications, ce qui a contribué à sa demande d'être considérée comme irrecevable.
Interprétations et citations légales :
- Code de justice administrative - Article R. 811-1 : Cet article précise que "toute partie présente dans une instance devant le tribunal administratif peut interjeter appel contre toute décision juridictionnelle rendue dans cette instance". Cela établit le droit d'interjeter appel, mais dans les conditions prévues par le code.
- Code de justice administrative - Article R. 811-7 : Cet article stipule que "les appels devant la cour administrative d'appel doivent être présentés, à peine d'irrecevabilité, par l'un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2". La cour a souligné l’importance de cette exigence, en lien avec la légitimité de la représentation en justice.
- Code de justice administrative - Article R. 811-9 : Cet article évoque le droit des parties à réclamer l'aide juridictionnelle. La cour a noté que, pour bénéficier de cette aide, le requérant doit justifier de sa demande, ce qui n’a pas été fait dans ce cas.
En conclusion, la décision est fondée sur le strict respect des exigences de représentation en justice et la nécessité de fournir des justifications claires pour toute demande d'aide juridictionnelle, conformément à la réglementation en vigueur.