Résumé de la décision
M. A..., de nationalité algérienne, a demandé la suspension d'un arrêté préfectoral du 30 mars 2021 qui rejetait sa demande de renouvellement de certificat de résidence et ordonnait son éloignement du territoire français. En première instance, la demande a été rejetée par le tribunal administratif de Marseille. M. A... a saisi le juge des référés de la Cour administrative d'appel de Marseille, mais sa requête a été également rejetée par ordonnance en date du 15 décembre 2021. La Cour a considéré que les moyens présentés par M. A... ne créaient pas de doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté préfectoral.
Arguments pertinents
Les arguments clés présentés par M. A... dans sa requête incluent :
1. Condition d'urgence : M. A... a soutenu que la condition d'urgence était remplie, sans détailler explicitement en quoi cela était le cas.
2. Doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté :
- Insuffisance de motivation de l'arrêté en droit et en fait.
- Absence de consultation préalable de la commission du titre de séjour.
- Silencio sur sa qualité de parent d'enfant français et sa communauté de vie avec sa compagne.
- Application incorrecte des dispositions de l'article 6 alinéa 1-4 de l'accord franco-algérien au lieu de l'article 7bis g.
- Violation des droits prévus par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'article 7 bis et 7 bis g de l'accord franco-algérien, ainsi que l'article 3-1 de la Convention de New York.
- Erreur manifeste d'appréciation en raison de ses attaches familiales.
La Cour a conclu que "dans l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués (...) n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté préfectoral du 30 mars 2021".
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur des principes juridiques bien établis, notamment issus du Code de justice administrative. Les articles pertinents dans ce contexte incluent :
- Code de justice administrative - Article L. 521-1 : Cet article stipule que le juge des référés peut ordonner la suspension d'une décision administrative lorsque l'urgence le justifie et qu'il existe des moyens créant un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
- Code de justice administrative - Article L. 522-3 : Il permet au juge des référés de rejeter une requête si la condition d'urgence n'est pas remplie ou si la demande est manifestement infondée. La Cour a expressément appliqué ce texte en indiquant qu'aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un tel doute, justifiant ainsi le rejet de la demande de M. A....
La décision réaffirme la nécessité d’un examen rigoureux des conditions d’urgence et de légalité avant de suspendre une décision administrative. Dans ce cas, bien que M. A... ait soulevé plusieurs arguments basés sur ses droits familiaux et la motivation de l'arrêté, la Cour a estimé qu'ils n'étaient pas suffisants pour mettre en doute la légalité de l'arrêté en question.