Résumé de la décision :
Dans cette affaire, Mme A... a contesté un arrêté du maire de Saint Bonnet en Champsaur, daté du 18 avril 2013, qui s'opposait à sa déclaration préalable de travaux pour construire cinq abris destinés à un centre équestre. Cet arrêté était justifié par le fait que la surface au sol des constructions dépassait 20 m², rendant donc nécessaire l'obtention d'un permis de construire. Le tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande d'annulation de Mme A... par jugement du 11 juillet 2014, décision contestée en appel. La cour a confirmé le jugement du tribunal administratif, rejetant les arguments de la requérante au motif que le maire était légalement tenu de s'opposer à la déclaration pour non-conformité avec le code de l'urbanisme.
Arguments pertinents :
Les arguments clés de la décision incluent :
1. Obligation de Permis de Construire : La cour a fait référence à l'article R. 421-1 du code de l'urbanisme qui stipule que toute construction nouvelle, sauf exceptions spécifiques, doit être précédée d'un permis de construire.
- Citation : "Les constructions nouvelles doivent être précédées de la délivrance d'un permis de construire" (Code de l'urbanisme - Article R. 421-1).
2. Détermination de la Surface : En revanche, l'article R. 421-9 précise que toute construction dont l'emprise au sol ou la surface de plancher est supérieure à 20 m² est soumise à l'obligation d'un permis de construire. Mme A... avait proposé des travaux d'une surface de 53 m², ce qui justifiait l'opposition du maire.
- Citation : "Les constructions dont soit l'emprise au sol, soit la surface de plancher est supérieure à … vingt mètres carrés … doivent faire l'objet d'une déclaration préalable" (Code de l'urbanisme - Article R. 421-9).
3. Rejet des Moyens de Détournement de Pouvoir et de Liberté du Commerce : Les moyens soulevés par Mme A..., concernant un détournement de pouvoir et une atteinte au principe de la liberté du commerce et de l'industrie, ont été considérés comme inopérants car la décision du maire était fondée sur des considérations légales et réglementaires.
Interprétations et citations légales :
La décision a reposé sur l'interprétation stricte des articles du code de l'urbanisme en vigueur :
- Article R. 421-1 concerne l'obligation de permis de construire pour les nouvelles constructions :
- Cette disposition implique que le maire doit refuser toute déclaration préalable lorsque la construction projetée dépasse les seuils réglementaires.
- Article R. 421-9 précise les conditions pour lesquelles une déclaration préalable est requise :
- L'emprise au sol ou la surface de plancher d'une construction supérieure à 20 m² nécessite un permis de construire, une exigence que Mme A... n'a pas respectée avec son projet de 53 m².
Par conséquent, la cour a jugé que les refus du maire étaient conformes à la législation applicable, rejetant ainsi la requête de Mme A... pour absence de fondement juridique à ses prétentions.
Conclusion
La cour administrative d'appel a confirmé le jugement du tribunal administratif, soulignant le respect des normes urbanistiques en vigueur et la nécessité d'un permis de construire dans le cas présent, tout en rejetant les arguments de la requérante relatifs à des abus de pouvoir ou à une atteinte à la liberté économique. Cela met en lumière l'importance d'une conformité rigoureuse aux prescriptions urbanistiques pour les projets de construction, ainsi que le rôle de l'autorité locale en matière de régulation de l'urbanisme.