Résumé de la décision
M. B..., de nationalité tunisienne, a contesté un arrêté du préfet du Var du 9 avril 2021 l'obligeant à quitter le territoire français, qui a été notifié alors qu'il était détenu. Il a déposé une requête pour annuler cet arrêté et l'ordonnance qui l'a rejeté, en invoquant plusieurs arguments, notamment des irrégularités de notification et des considérations liées au respect de sa vie privée et familiale. La Cour, après examen, a décidé de rejeter sa requête, considérant qu'elle était manifestement dépourvue de fondement pour plusieurs raisons, notamment le fait que la requête a été déposée après le délai de contestation.
Arguments pertinents
La Cour a rejeté la requête de M. B... sur le fondement des motifs suivants :
1. Irrecevabilité de la contestation : La présidente du tribunal administratif a souligné que M. B... n'avait pas valablement contesté la régularité de la notification de l'arrêté. En particulier, il n’a pas démontré que l'absence d'un interprète dans la maison d'arrêt de Draguignan devait rendre la notification hors de portée. La Cour a noté : « M. B... ne remet pas valablement en cause les motifs par lesquels le premier juge a considéré qu'il ne contestait pas utilement avoir été informé des voies et délais de recours ».
2. Dépassement du délai de recours : L'arrêté notifié le 9 avril 2021 à 14h38 devait être contesté dans un délai de quarante-huit heures. M. B... ayant introduit son recours le 17 avril 2021, la Cour a jugé que la requête était tardive et donc irrecevable : « L'arrêté contesté, qui pouvait être contesté dans un délai de quarante-huit heures [...] avait été notifié le 9 avril 2021 [...] le premier juge a considéré que la requête [...] était tardive et, pour ce motif, irrecevable. »
Interprétations et citations légales
Dans cette décision, plusieurs articles de loi ont été appliqués et interprétés :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 512-1 : Ce texte stipule que les décisions prises par le préfet peuvent être contestées dans un délai très court (quarante-huit heures), ce qui souligne la nécessité de respecter les procédures et délais de notification pour assurer la légalité des mesures d'éloignement. La Cour a rappelé que cet article fixe clairement des délais que les requérants doivent respecter.
- Code de justice administrative - Article R. 222-1 : La disposition autorise les présidents des formations de jugement à rejeter des requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. Cela a justifié la décision de la Cour d'ordonner le rejet de la requête de M. B..., considérée manifestement dépourvue de fondement au vu de ses arguments.
En somme, l'analyse des textes révèle une strictitude dans la réglementation des délais et des procédures de notification. Les raisons avancées par M. B... n’ont pas été jugées suffisantes pour assoir sa contestation, ce qui témoigne d’une rigueur en matière de respect des voies de recours dans les décisions administratives.