Résumé de la décision :
La cour est saisie d'une requête de M. A..., visant à annuler un jugement du tribunal administratif de Montpellier et un arrêté préfectoral notifiant le refus de délivrance d'un certificat de résidence. M. A... argue de plusieurs irrégularités dans la procédure administrative, notamment un vice de procédure et une méconnaissance de certains accords internationaux. Toutefois, la cour constate que M. A... a obtenu un certificat de résidence valide depuis le 22 septembre 2017 et, n'ayant pas répondu à une invitation à confirmer le maintien de sa requête, la cour déclare qu'il est réputé s'être désisté.
Arguments pertinents :
1. Désistement présumé : La cour souligne que, selon l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, un requérant doit confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il est réputé s'être désisté. En l'absence de confirmation de sa part, M. A... est donc considéré comme désisté.
2. Obtention du certificat de résidence : La cour note que, depuis le 22 septembre 2017, M. A... bénéficie d'un certificat de résidence valable dix ans, remettant en question l'intérêt à agir pour contester l'arrêté préfectoral.
3. Non-fondement des arguments juridiques : Les arguments avancés par M. A... et soutenus par son avocat sont considérés comme non fondés puisqu'ils ne s'appliquent plus à sa situation actuelle, ayant obtenu le certificat revendiqué.
Interprétations et citations légales :
1. Article R. 612-5-1 du Code de justice administrative : Cet article stipule que « lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions ». Le non-respect de cette procédure conduit au désistement de la requête.
2. Certificat de résidence : Le fait que M. A... ait reçu un certificat de résidence valide pendant dix ans signifie que l'objet de sa contestation n'est plus d'actualité. Ce constat rejoint l'esprit de la procédure qui soutient que l'intérêt à agir doit se maintenir tout au long du processus judiciaire.
Cette décision met donc en relief l'importance de la confirmation du maintien de la requête par le requérant et illustre comment l'évolution des situations personnelles peut impacter les procédures judiciaires.