Résumé de la décision
La SAS Port Pin Rolland a initialement introduit une requête devant le tribunal administratif de Toulon, qui a été rejetée par un jugement du 9 février 2017. Le 13 avril 2017, la société a demandé au tribunal administratif de réformer ce jugement en réclamant des dommages-intérêts à l'État pour des fautes inexcusables. Ensuite, le président du tribunal a transmis l'affaire à la cour administrative d'appel de Marseille, qui a enregistré la requête. Cependant, il a été déterminé que le document enregistré sous le n° 17MA01555 était un duplicata de la requête initiale, et par conséquent, il a été rayé du registre et joint à la requête n° 17MA01468.
Arguments pertinents
1. Competence de la cour : La cour a affirmé sa compétence pour examiner la demande de la SAS Port Pin Rolland, citant la nécessité de réexaminer le jugement du tribunal administratif de Toulon et les élargissements de prétentions faits par la requête.
2. Duplicité de la requête : La décision a mis en évidence que le document enregistré sous le n° 17MA01555 était un doublon, impliquant ainsi une simplification des procédures en décidant de le rayer au bénéfice de la procédure initiée sous le n° 17MA01468 : "le document enregistré sous le n° 17MA01555 constitue en réalité le double de la requête présentée par la SAS Port Pin Rolland."
Interprétations et citations légales
L’ordonnance a fait usage de plusieurs articles du Code de justice administrative :
- Code de justice administrative - Article R. 222-26 : Cet article permet la désignation d'un président-assesseur pour présider les formations de jugement en cas d'absence de celui de la chambre. C’est en se fondant sur cet article que le président a désigné M. Georges Guidal pour présider les formations de jugement.
- Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Il concerne la mise à la charge de l'État des frais engagés par la partie qui a gagné le procès. L'État peut être condamné à verser une somme d'argent pour couvrir les frais de justice si la SAS Port Pin Rolland est en mesure de prouver son préjudice moral et les autres dégâts subis.
Ces articles confirment la procédure et assurent qu’aucune partie n’est lésée dans l'utilisation des ressources judiciaires. La régularisation de la procédure par la radiation de la requête duplicata permet une clarification et un traitement efficace des demandes devant la cour.