Résumé de la décision
Le 9 novembre 2021, la Cour administrative d'appel de Marseille a rendu un arrêt concernant la requête de Mme A... C..., veuve de M. B... E..., qui demandait l'annulation d'un jugement du tribunal régional des pensions militaires de Montpellier et l'octroi d'une pension de conjoint survivant en vertu des dispositions du code des pensions militaires. Mme C... invoquait une erreur d'appréciation des éléments médicaux concernant le décès de son mari survenu le 20 février 2005. Toutefois, la Cour a confirmé le rejet de sa demande, en raison d'un manque de preuve du lien de causalité entre le décès et les maladies contractées en service, selon les exigences du Code des pensions militaires.
Arguments pertinents
1. Absence de rapport médico-légal : La décision souligne l'importance d'un rapport médico-légal pour établir une relation causale entre le décès et les blessures ou maladies imputables au service. La Cour a précisé que "les conditions énoncées par les dispositions précitées de l'article L. 45 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ne peuvent être regardées comme remplies".
2. Indications insuffisantes dans le certificat médical : Le certificat médical produit par Mme C... ne remplissait pas les critères requis par la loi, en ce qu'il ne prouvait pas de manière précise la relation de cause à effet entre la maladie contractée en service et le décès de son mari.
Interprétations et citations légales
L'arrêt repose sur une interprétation rigoureuse des articles suivants du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre :
- Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre - Article L. 43 : Cet article énonce que les conjoints survivants ont droit à pension si la mort a été causée par des maladies contractées ou aggravées à l'occasion du service.
- Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre - Article L. 45 : Il stipule que les demandes de pension doivent être accompagnées d'un rapport médico-légal établi par un médecin qui a soigné le militaire ou, à défaut, par celui qui a constaté le décès. Le rapport doit établir clairement la relation de cause à effet entre le décès et la maladie contractée pendant le service. La mention "les postulants à pension y joindront tous documents utiles pour établir la filiation de l'affection, cause du décès" renforce l'importance des preuves à fournir.
La Cour a donc indiqué que "faute, d'une part, d'un rapport médico-légal établi et, d'autre part, de tout élément faisant ressortir de façon précise la relation certaine, directe et déterminante entre la maladie contractée en service et le décès", la requête de Mme C... ne pouvait être accueillie.
En conclusion, la décision a confirmé le jugement rejetant la demande de pension, soulignant l'importance de la preuve médicale pour établir le lien exigé par la loi.