Résumé de la décision
M. et Mme C..., représentés par leur avocat, ont contesté un jugement du tribunal administratif de Strasbourg daté du 24 mars 2015, qui avait validé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales qui leur avaient été attribuées pour l'année 2007. Ils soutenaient qu'ils n'avaient pas bénéficié de distributions occultes et que la taxation ne pouvait reposer sur une interprétation des dispositions fiscales en vigueur. La cour a rejeté leur requête, confirmant ainsi le jugement du tribunal administratif, en considérant que l'administration avait apporté la preuve des revenus distribués, ce qui a permis leur imposition.
Arguments pertinents
1. Distribution de revenus : La cour a constaté que l'administration fiscale avait réintégré dans les revenus imposables de M. et Mme C... des sommes considérées comme des revenus distribués, se fondant sur l'article 109 du Code général des impôts qui stipule que "sont considérés comme revenus distribués... toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés...". Ainsi, malgré les arguments des requérants stipulant qu'ils n’avaient pas bénéficié de distributions occultes, il a été jugé que l'administration avait correctement prouvé l'existence de ces revenus.
2. Charge de la preuve : Il a été déterminé que l'administration avait la charge de prouver l'existence et le montant des revenus distribués, ce qui a été fait dans le cas présent. M. C...avait reconnu être le bénéficiaire de ces sommes. Par conséquent, la cour a estimé que les recettes litigieuses avaient pu légalement être imposées comme des revenus de capitaux mobiliers.
Interprétations et citations légales
Interprétations des textes de loi appliqués :
- Article 109 du Code général des impôts : L'interprétation de cet article a été centrale dans la décision. La cour a mis en avant que ce texte définit clairement ce qui constitue des revenus distribués, permettant ainsi à l'administration fiscale d'imposer les sommes concernées.
> "Sont considérés comme revenus distribués : (...) toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés..." (Code général des impôts - Article 109)
- Procédure de rectification : La cour a également noté que, bien que les requérants aient soutenu que l'administration ne pouvait pas imposer les sommes comme des revenus d'origine indéterminée, celle-ci avait respecté la procédure contradictoire prévue par la loi. Cela a permis d'attester de la légalité de l’imposition des revenus de capitaux mobiliers.
> "L'administration a imposé les sommes en litige dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers après avoir mis en œuvre la procédure de rectification contradictoire..." (Livre des procédures fiscales - Article L. 55)
En conclusion, la décision de la cour s'appuie sur des raisons solides qui articulent le respect des règles de droit fiscal et la clarté des obligations fiscales des contribuables. Les arguments de M. et Mme C... furent insuffisants pour renverser la vérité administrative établie par les preuves fournies.