Résumé de la décision :
Mme B... et M. D..., mariés sous le régime de la séparation de biens, ont contesté leur imposition pour l'année 2011 en soutenant qu'ils pouvaient bénéficier d'une imposition commune, arguant qu'ils résidaient ensemble. Leur requête a été rejetée par le tribunal administratif de Nantes, ce qui a conduit à un appel devant la cour. La cour a confirmé le jugement du tribunal, considérant que les requérants n'avaient pas prouvé qu'ils vivaient effectivement sous le même toit au cours de l'année concernée, ce qui les empêchait d'être imposés de manière commune.
Arguments pertinents :
1. Régime matrimonial et imposition : Le tribunal a rappelé que, selon l’article 6 du code général des impôts, "les personnes mariées sont soumises à une imposition commune", sauf si elles se trouvent dans l'une des situations, comme celle de vivre "sous des toits séparés" lorsqu'elles sont sous le régime de séparation de biens.
2. Obligation de preuve : La cour a souligné que c'est aux requérants de prouver qu'ils vivaient ensemble pendant l'année d'imposition. Les faits exposés par Mme B... et M. D... n'ont pas été suffisants pour démontrer cette cohabitation, entraînant ainsi le maintien de leur imposition distincte. La cour a affirmé que "la simple résidence séparée entraîne leur imposition distincte".
Interprétations et citations légales :
1. Code général des impôts - Article 6 : Cet article précise que les époux, sauf exceptions, sont soumis à une imposition commune. Il existe cependant des conditions restrictives, notamment le fait de "ne pas vivre sous le même toit", qui s'applique dans le cas de régimes de séparation de biens. Cela souligne l'importance de la cohabitation effective dans la détermination du mode d'imposition.
2. Livre des procédures fiscales - Article R. 194-1 : Cet article énonce les conditions dans lesquelles un contribuable peut obtenir la décharge d'une imposition en démontrant son caractère exagéré. Il impose, de manière explicite, que la charge de la preuve incombe au contribuable.
En résumé, la cour a analysé la situation matrimoniale et la résidence fiscale des requérants, en appliquant les textes de loi relatifs à l'imposition des époux, concluant que l'absence de preuves de cohabitation les empêchait de revendiquer une imposition commune. La décision a donc été de rejeter leur requête, confirmant le jugement du tribunal administratif de Nantes.