Résumé de la décision
Dans cette affaire, Mme C..., une ressortissante de la République démocratique du Congo, conteste un jugement du tribunal administratif de Nantes qui avait rejeté sa demande d'annulation d’un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Après que la Cour nationale du droit d'asile lui ait accordé le bénéfice de la protection subsidiaire le 26 octobre 2017, l'obligation de quitter le territoire est devenue sans objet, ce qui a conduit la cour à déclarer que les conclusions de Mme C... sur l'annulation de l'arrêté préfectoral, ainsi que celles aux fins d'injonction et d'astreinte, n'avaient plus raison d'être. La cour a également rejeté les demandes de Mme C... concernant l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour le remboursement des frais engagés.
Arguments pertinents
1. Objet de la procédure : La cour a constaté que la demande d'annulation de l'arrêté du préfet par Mme C... est devenue sans objet après l'octroi de la protection subsidiaire. En effet, elle a précisé que "les conclusions de Mme C...tendant à l'annulation de l'arrêté du 11 mai 2017 [...] sont devenues sans objet" suite à la nouvelle situation de la requérante.
2. Conséquences de l'octroi de la protection subsidiaire : L'arrêt souligne que le bénéfice de la protection subsidiaire accorde à Mme C... un titre de séjour temporaire, ce qui dissipe les craintes d'éloignement. La cour a déclaré que "la carte de séjour temporaire [...] a été émise" et la requérante pouvait la retirer dès qu'elle se présenterait aux services préfectoraux.
Interprétations et citations légales
Dans cette décision, les textes de loi appliqués résultent principalement du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du Code de justice administrative. L'article pertinent ici concerne les droits liés à la protection subsidiaire :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 743-1 : Cet article exige que les décisions administratives sur l'éloignement d'un étranger doivent respecter une certaine motivation et un examen approfondi de la situation personnelle du requérant.
La cour relève que, avec l'octroi de la protection subsidiaire, les décisions antérieures d'obligation de quitter le territoire deviennent obsolètes, comme le stipule la jurisprudence sur la protection accordée aux réfugiés et aux personnes bénéficiaires d'un statut de protection. La cour ne s'est pas prononcée sur les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, considérant qu’il n’y avait pas lieu d'accorder des frais de justice en raison des circonstances de l’affairé, indiquant qu'« il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions [...] ».
Ainsi, l'ensemble de la procédure indique que l'évolution du statut de Mme C... a significativement changé la dynamique de l'affaire, la conduisant à un non-lieu à statuer sur ses demandes initiales.