Résumé de la décision
Dans cette affaire, M. A... a contesté le jugement du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie qui avait rejeté sa requête relative à l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire du Mont-Dore à la société civile immobilière Minski. Par une requête enregistrée le 4 novembre 2019, M. A... a sollicité l'annulation du jugement précédent et de l'arrêté de permis de construire, arguant des erreurs d'appréciation et d'inadéquation aux règlements d'urbanisme. Cependant, le 7 juin 2021, M. A... a déclaré se désister de sa requête. La Cour a donc pris acte de ce désistement, rejeté les conclusions des défendeurs concernant les frais d'instance et a notifié la décision.
Arguments pertinents
Les arguments de M. A... étaient centrés sur plusieurs points juridiques, notamment :
1. Erreurs d'appréciation et de droit : M. A... a soutenu que le jugement contesté contenait des erreurs qui ont conduit à des conclusions inappropriées.
- La Cour a reconnu que M. A... avait soulevé des points valides, mais son désistement a rendu ces arguments non pertinents au moment même de la décision.
2. Incomplétude du dossier de demande de permis de construire : Il a souligné l'absence de documents essentiels et le non-respect des normes d'urbanisme.
- La Cour a noté que même si ces moyens n'étaient pas expédiés sous forme détaillée, ils se recoupaient avec ses éléments d'initialité de la requête, ajoutant à la complexité d'une évaluation appropriée.
3. Impact du projet sur l’environnement local : M. A... prétendait que le projet de construction pourrait nuire à l’environnement immédiat.
- Bien que la Cour ait pris en compte ces arguments, le désistement en cours nuisant à la progression de l'examen des mérites de la plainte.
Interprétations et citations légales
Les différentes interprétations des textes de loi s'articulent autour des principes de recevabilité et d'examen des recours, notamment :
1. Principe du désistement :
- "Par un mémoire enregistré le 7 juin 2021, M. A... a déclaré se désister de sa requête. Le désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte."
- Cela indique le respect du droit de se retirer d'un recours, mais entraîne aussi la perte de la possibilité de faire valoir ses arguments dans cette instance.
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative :
- Cet article stipule les modalités de la prise en charge des frais d'instance : "Les frais exposés par une partie dans le cadre d'un litige peuvent, dans certains cas, être mis à la charge de l'autre partie."
- Dans ce cas, la Cour a rejeté les demandes de frais formulées par les défendeurs, considérant que les circonstances ne justifiaient pas d'imposer des frais à M. A... en raison de son désistement.
3. Code de
l’urbanisme de Nouvelle-Calédonie :
- Les arguments relatifs à la méconnaissance des règles d’urbanisme ont été avancés par M. A..., mais n'ont pas pu être examinés au fond pour lesquels la Cour s’est abstenue d’en évaluer la validité puisque le désistement closait le débat.
Dans l'ensemble, la décision illustre comment le désistement d'un requérant peut aboutir à l'évitement d'une analyse plus approfondie des moyens juridiques soulevés, tout en mettant en lumière le cadre légal conçu pour la résolution des litiges administratifs.