Résumé de la décision
La Sarl Groupe Foncière Wagram a demandé l'annulation de l'ordonnance du 7 avril 2016 du Tribunal administratif de Paris, qui avait rejeté sa demande d'annulation d'un avis de mise en recouvrement d'impôts et d'une amende. La requête à la Cour a été jugée irrecevable car la société n'avait pas préalablement déposé la réclamation exigée auprès de l'administration fiscale, tel que requis par les dispositions du livre des procédures fiscales. En conséquence, la Cour a rejeté la requête de la société.
Arguments pertinents
1. Non-respect de la procédure préalable : Le tribunal a rejeté la demande de la Sarl Groupe Foncière Wagram pour irrecevabilité, en raison de l'absence d'une réclamation préalable selon l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a noté que les courriers précédents concernés ne constituaient pas la réclamation requise.
Citation pertinente : "le contribuable qui entend contester son imposition doit adresser une réclamation à l'administration avant de saisir le tribunal administratif."
2. Délai pour la réclamation : La réclamation présentée le 29 mars 2016, jour même de la saisine du tribunal, n’est pas considérée comme valable pour satisfaire à l'exigence légale. La Cour a souligné que cette réclamation ne pouvait pas être retenue, car elle était présentée trop tardivement par rapport à la procédure de mise en recouvrement.
Interprétations et citations légales
L'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales stipule clairement que toute contestation d'imposition nécessite une réclamation préalable à l'administration fiscale. Cela est interprété comme une une condition sine qua non avant de porter l'affaire devant le tribunal administratif, ce qui vise à garantir que l'administration ait la possibilité de se prononcer sur la contestation avant qu'une action judiciaire ne soit engagée.
Citation légale :
- Livre des procédures fiscales - Article R. 190-1 : "Le contribuable qui désire contester tout ou partie d'un impôt qui le concerne doit d'abord adresser une réclamation au service territorial."
L'interprétation de cet article dans la décision est que des démarches de contestation doivent être initiées auprès de l'administration fiscale avant toute saisine du tribunal. En l'espèce, les courriers échangés antérieurement ne satisfaisaient pas cette obligation, et la requête déposée en même temps que la réclamation n’est pas considérée comme valide, ce qui justifie la décision de rejet. Ainsi, la Cour a réaffirmé la nécessité de respecter les procédures administratives préalables, en renvoyant la société à une démarche qui aurait dû être engagée bien avant la saisine du tribunal.