Résumé de la décision :
La Cour est saisie par Mme B... qui conteste un arrêté du préfet de police du 1er décembre 2015, refusant de lui délivrer un titre de séjour et lui ordonnant de quitter le territoire français. Par la suite, le préfet lui a délivré un certificat de résidence valable un an, rendant sa requête sans objet. La Cour a décidé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et a accordé à Mme B... une indemnité de 1 500 euros pour les frais exposés.
Arguments pertinents :
1. Changement de situation : La Cour souligne que le préfet de police a délivré un certificat de résidence à Mme B... après le dépôt de sa requête, considérant donc que cette délivrance équivaut à un retrait implicite de l'arrêté contesté.
Citation pertinente : "la délivrance de ce titre doit être regardée comme ayant procédé au retrait de l'arrêté attaqué du 1er décembre 2015".
2. Sans objet : En conséquence, les demandes d'annulation et d'injonction de Mme B... sont devenues sans objet suite à ce changement de situation.
Citation pertinente : "Ainsi, les conclusions de Mme B... à fin d'annulation de cet arrêté et d'injonction de délivrance d'un titre de séjour sont devenues sans objet".
Interprétations et citations légales :
1. Cohérence avec le droit administratif : La décision s'inscrit dans le cadre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, qui permet à une partie de demander une indemnisation pour les frais engagés dans la procédure.
Citation légale :
Code de justice administrative - Article L. 761-1 : "Dans les litiges devant le juge administratif, la partie qui perd peut se voir condamner à verser une somme à l'autre partie au titre des frais exposés et non compris dans les dépens."
2. Importance des accords internationaux : La Cour a également fait référence à l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, qui prévoit des droits particuliers pour les ressortissants algériens en matière de titre de séjour. Cependant, le jugement de la Cour se concentre sur la situation actuelle de Mme B..., indiquant que la question des violations potentielles de cet accord n'a pas été résolue puisqu'elle a reçu un titre de séjour.
3. Doctrine des actes administratifs : La décision illustre le principe selon lequel un acte administratif peut être implicite et qu’un acte ultérieur (dans ce cas, la délivrance du titre de séjour) peut entériner ou annuler les effets d’un acte antérieur (l’arrêté de refus).
En conclusion, cette décision de la Cour souligne l'importance du respect des procédures administratives tout en notant que les changements dans la situation d'une personne peuvent rendre des requêtes dans le contentieux administratif sans objet.