Résumé de la décision
M. A..., ressortissant algérien, a fait l'objet d'un arrêté du préfet de police le 26 mai 2020, qui a rejeté sa demande de titre de séjour sur le fondement de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien, l'obligeant à quitter le territoire français. Après avoir vu sa demande rejetée par le Tribunal administratif de Paris le 13 juillet 2021, M. A... a interjeté appel. La Cour administrative d'appel a confirmé le jugement du tribunal, rejetant les arguments de M. A... concernant l'insuffisance de la motivation de la décision ainsi qu'une prétendue erreur de droit.
Arguments pertinents
Les arguments clés de la décision incluent :
1. Insuffisance de la motivation : M. A... a soutenu que le jugement du Tribunal administratif était insuffisamment motivé. Cependant, la Cour a jugé que les premiers juges avaient répondu de manière adéquate aux moyens soulevés, indiquant notamment que « les premiers juges ont expressément répondu [...] aux moyens tirés de l'insuffisance de la motivation de l'arrêté attaqué ».
2. Examen particulier de la situation : M. A... a affirmé que le préfet de police n’avait pas examiné sa situation particulière, ce que la Cour a écarté, en retenant que la motivation de l'arrêté ne révélait pas une telle négligence.
3. Erreur manifeste d'appréciation : La Cour a validé l'évaluation du préfet, considérant que les autres moyens de la requête, y compris ceux concernant une erreur manifeste d'appréciation, devaient être écartés « par adoption des motifs retenus par les premiers juges ».
Interprétations et citations légales
Plusieurs textes de loi ont été appliqués dans cette décision, notamment :
- Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : C'est le cadre appliqué pour justifier les décisions concernant le séjour des étrangers en France. La légalité d'un arrêté préfectoral doit s'articuler autour d'une appréciation fine de la situation personnelle de l'individu.
- Accord franco-algérien du 27 décembre 1968 - Article 6-7 : Cet article stipule les conditions spécifiques relatives aux ressortissants algériens en France, notamment dans des situations de séjour. M. A... a soutenu que sa situation ne respectait pas les critères de cet article, mais la Cour a considéré que l'appréciation faite par le préfet était valide.
Les passages pertinents de la décision incluent : "il ne ressort pas de la motivation de l'arrêté attaqué que le préfet de police ne se serait pas livré à un examen particulier de la situation de M. A...." et "les moyens soulevés par M. A... ne sont pas fondés".
En conclusion, la décision de la Cour administrative d'appel reflète une approche rigoureuse des motifs de refus de titre de séjour, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral et le rejet des demandes et arguments de M. A..., établissant ainsi une jurisprudence sur l'importance de la motivation et de l'examen des circonstances individuelles dans ce type de décision.