Résumé de la décision
M. C..., ressortissant algérien, a fait appel d'un jugement rejetant sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un certificat de résidence fondé sur son état de santé et lui enjoignant de quitter le territoire français. La cour a rejeté sa requête, validant ainsi les décisions du préfet du Val-d'Oise, en précisant que l'état de santé de M. C... ne justifiait pas la délivrance du certificat au regard des accords en vigueur et des considérations de la Convention européenne des droits de l'homme.
Arguments pertinents
1. Refus de titre de séjour : M. C... a soutenu que son état de santé nécessite une prise en charge médicale que l'Algérie ne peut lui fournir, ce qui justifierait un titre de séjour en vertu de l'article 6.7 de l'accord franco-algérien. Cependant, la cour a constaté que l'avis médical fourni par le collège de médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration indiquait qu’il pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, ce qui a conduit au rejet de son argumentation.
> "En refusant de lui délivrer un certificat de résidence, le préfet du Val-d'Oise s'est fondé [...] sur l'avis du 23 janvier 2020"
2. Droit à la vie privée et familiale : Concernant l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. C... a tenté d'argumenter que le refus de certificat portait atteinte à sa vie privée. Toutefois, la cour a noté qu'il n'avait pas apporté de précisions suffisantes à l'appui de son assertion, ce qui l'a conduit à écarter cet argument.
> "Il n'assortit pas son moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé."
3. Obligation de quitter le territoire : Enfin, le tribunal a constaté qu'en raison du rejet de sa demande de titre de séjour, il était logique et légal que M. C... soit soumis à une obligation de quitter le territoire, renforçant l'illégalité présumée de sa situation.
> "Il résulte de ce qui précède que M. C... n'est pas fondé à soutenir, par la voie de l'exception, que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale."
Interprétations et citations légales
L'application des textes de loi dans cette décision repose principalement sur :
1. Accord Franco-algérien :
- Article 6.7 : stipule que le certificat de résidence d'un an peut être accordé aux Algériens dont l'état de santé requiert une prise en charge qui ne peut être assurée dans leur pays d'origine.
> "Le certificat de résidence d'un an portant la mention 'vie privée et familiale' est délivré de plein droit [...] au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité."
2. Convention européenne des droits de l'homme :
- Article 8 : garantit le droit au respect de la vie privée et familiale et précise les conditions dans lesquelles une ingérence peut être justifiée.
> "Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale [...] Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale."
En conclusion, la décision s'appuie sur une interprétation stricte des textes législatifs et des avis médicaux, écartant les arguments de M. C... en considérant que les conditions pour la délivrance d'un titre de séjour n'étaient pas remplies.