Résumé de la décision
Dans cette affaire, M. et Mme A... ont introduit un recours en annulant la décision implicite du maire de La Celle-Saint-Cloud, qui refusait d'abroger certaines dispositions du plan d'occupation des sols (articles UG 5 et UL 5). Ils soutenaient que ces articles étaient illégaux, en raison d'une restriction sur la division foncière concernant des superficies minimales. Cependant, la Cour a constaté qu'un nouveau plan local d'urbanisme avait été adopté par la commune, abrogeant ainsi implicitement le plan d'occupation des sols contesté. Par conséquent, il n'y avait plus lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction formulées par M. et Mme A.... Les conclusions au titre des frais juridiques ont également été rejetées.
Arguments pertinents
1. Absence d'objet du recours : La Cour a souligné que, lorsqu'une décision d'abrogation est adoptée après le dépôt d'un recours, celui-ci perd son objet. En vertu de cela, elle a déclaré que "la requête dirigée contre le refus d'abrogation perd son objet".
2. Abrogation implicite : Le nouvel acte pris par la commune a été jugé suffisant pour abroger les articles litigieux, avec référence aux délibérations municipales antérieures. La Cour constate que "le conseil municipal de La Celle-Saint-Cloud a, par une délibération du 13 juin 2017, approuvé le plan local d'urbanisme de la commune", impliquant ainsi l'abrogation des articles UG 5 et UL 5.
Interprétations et citations légales
1. Code de l'urbanisme : La décision rappelle que les dispositions du plan d'occupation des sols doivent être conformes à la législation en vigueur. Dans ce cas spécifique, la légalité des articles UG 5 et UL 5 a été mise en question, et la Cour se réfère implicitement à la nécessité de conformité avec le Code de l'urbanisme lors de l'examen des plans locaux.
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Concernant les frais juridiques, la Cour précise qu’« il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative », signifiant que l'absence d'illégalité contestée ne justifie pas un remboursement des frais engagés.
En somme, cette décision met en lumière le principe selon lequel une modification ultérieure d'un acte administratif peut rendre sans objet un recours antérieur, soulignant l'importance d'une procédure d'urbanisme conforme. La délibération du conseil municipal ayant abrogé les dispositions litigieuses est considérée comme l'aboutissement de la procédure, éliminant ainsi les bases du recours.