Résumé de la décision
M. A..., ressortissant marocain, a interjeté appel d'un jugement du 29 avril 2019 par lequel le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 10 août 2018 du préfet de la Seine-Saint-Denis. Cet arrêté refusait la délivrance d'un titre de séjour pour soins, ordonnait son obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et fixait le Maroc comme pays de destination. La cour a confirmé le jugement en rejetant les arguments de M. A..., notamment sur le respect de la procédure et les conséquences de l'absence de soins.
Arguments pertinents
1. Sur le respect de la procédure : La cour a noté que le préfet avait produit l'avis du collège de médecins de l'OFII, et une attestation confirmant l'identité du rapporteur. M. A... n'a pas apporté d'éléments pour contredire l'affirmation selon laquelle la délibération avait bien eu lieu. La cour a ainsi écarté les arguments portant sur un éventuel non-respect de la procédure d'examen de la demande de titre de séjour, affirmant que "le préfet de la Seine-Saint-Denis a produit en première instance l'avis du collège de médecins".
2. Concernant l'état de santé de M. A... : Les certificats médicaux avancés par M. A... indiquant que des soins étaient nécessaires et ne pouvaient pas être fournis au Maroc n'ont pas été jugés suffisants pour contredire l’avis du collège de médecins. La cour a conclu que "le défaut de soins ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité", confirmant ainsi le rejet de la demande de titre de séjour.
Interprétations et citations légales
Dans cette décision, la cour a appliqué le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 313-11, qui encadre les conditions dans lesquelles un étranger peut obtenir un titre de séjour pour soins. Cet article stipule que la demande peut être accordée si le défaut de soins entraîne des conséquences d'une exceptionnelle gravité. La cour a interprété que les éléments présentés par M. A... ne remettaient pas en question l'avis du collège des médecins, qui a estimé que les conséquences de l'absence de soins n'étaient pas suffisantes pour justifier la délivrance d'un titre de séjour.
En somme, les motifs retenus par le tribunal pour rejeter la demande de M. A... reposent sur l'affirmation que le préfet a suivi la procédure correcte et que les risques médicaux identifiés ne remplissaient pas les critères requis pour permettre l'obtention d'un titre de séjour pour soins, conformément aux dispositions légales en vigueur.