Résumé de la décision :
M. B... a demandé l'annulation d'un arrêté du 21 août 2014, pris par le préfet des Hauts-de-Seine, l'obligeant à quitter le territoire français. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande le 22 mai 2015. M. B... a alors interjeté appel de cette décision. La Cour administrative a confirmé le jugement du tribunal en se basant sur plusieurs arguments juridiques, notamment la compétence de l'autorité ayant signé l'arrêté, la conformité de l'arrêté à la réglementation, et l'absence d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle de M. B....
Arguments pertinents :
1. Compétence du signataire : L'arrêté contesté a été pris par une personne ayant reçu délégation de signature du préfet, ce qui invalidait le moyen d’incompétence soulevé par M. B.... En effet, la Cour a affirmé que "l'arrêté du 18 mars 2014, régulièrement publié, permet de considérer que l'auteur de l'arrêté attaqué était compétent".
2. Méconnaissance de dispositions légales : M. B... a invoqué la méconnaissance des dispositions de l'article L. 551-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais la Cour a écarté cela en précisant que l'arrêté ne constituait pas une mesure d'exécution d'une précédente décision nécessitant un placement en rétention.
3. Irrégularité de l'audition : La Cour a statué que l'irrégularité présumée de l’audition par les services de police n'avait pas d'influence sur la légalité de l'arrêté contesté, ce qui montre que la forme de la procédure n'a pas été jugée suffisante pour annuler la décision.
4. Appréciation des conséquences : Concernant l'argument selon lequel M. B... serait dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, la Cour a indiqué que les circonstances présentées (présence de famille en France et travail) ne suffisaient pas à établir une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de l'arrêté.
Interprétations et citations légales :
La décision s’appuie sur plusieurs textes juridiques. Voici les interprétations portées sur les articles invoqués :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 551-1 : Cet article précise les conditions de placement en rétention des étrangers sous obligation de quitter le territoire. La Cour a noté que "l'arrêté du 21 août 2014 se borne à obliger M. B... à quitter le territoire français sans délai" et ne requiert pas de rétention.
- Code de justice administrative - Article L. 761-1 : M. B... a demandé la mise à charge de l'État d'une somme au titre des frais de justice. La Cour a rejeté cette demande en conséquence du rejet de la requête : "ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 [...] ne peuvent qu'être rejetées".
Ces éléments illustrent la compréhension stricte des règles de compétence administrative, l'application rigoureuse de la législation en matière d'immigration et le précepte selon lequel les circonstances personnelles doivent être examinées avec discernement par les autorités administratives.