Résumé de la décision
M. A... B... a contesté l'ordonnance de la présidente de la cour administrative d'appel de Marseille, qui a rejeté son appel comme manifestement irrecevable en raison de son caractère tardif. M. B... avait été condamné par un jugement du tribunal administratif de Montpellier qui l’obligeait à quitter le territoire français. Après examen, la cour a décidé que l'ordonnance du 12 février 2019 était valide et que M. B... n'avait pas fait appel dans le délai imparti. Par conséquent, le pourvoi de M. B... a été rejeté, ce qui signifie qu'il n'a pas droit à l'annulation de cette ordonnance.
Arguments pertinents
1. Notification valable : La cour a considéré que le jugement avait été régulièrement notifié à M. B..., et que ce dernier ne pouvait pas contester cette notification en raison de son départ du centre de rétention sans fournir une nouvelle adresse. La décision souligne que "la signature de l'avis de réception (...) atteste seulement que ce pli est bien parvenu à cette adresse."
2. Délai d'appel : Référant à l'article R. 776-9 du code de justice administrative, la cour précise que le délai d'appel court à partir du moment où le jugement est notifié et non pas simplement lorsqu'il est adressé. La décision conclut que M. B... ne peut revendiquer la caducité du délai d'appel dès lors qu'il n'a pas informé la juridiction de sa nouvelle situation.
3. Conformité aux droits de l'homme : L’ordonnance n’enfreint pas l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui garantit le droit à un procès équitable, car la procédure a respecté les règles de notification.
Interprétations et citations légales
1. Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Cet article permet aux présidents de cour administrative d'appel de rejeter des requêtes manifestement irrecevables. La cour a appliqué cet article pour justifier le rejet de l'appel de M. B..., affirmant que "la présidente de la cour administrative d'appel (...) n'a entaché son ordonnance d'aucune irrégularité."
2. Code de justice administrative - Article R. 776-9 : Ce texte stipule que le délai d'appel est d'un mois à compter de la notification du jugement. La cour a donc déterminé que le décompte du délai d'appel commence au moment où la notification est effectivement remise à l’intéressé. La conclusion de la cour était que "le jugement a été régulièrement notifié à M. B... pour en déduire que son appel était manifestement irrecevable."
3. Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme - Article 6 : Cet article assure le droit à un procès équitable. Dans le contexte, la cour a affirmé que les droits de M. B... n'ont pas été compromis, car "la notification s’est faite conformément aux exigences légales."