Résumé de la décision
Dans cette affaire, M. B...A... conteste l'ordonnance du 11 août 2017 de la Cour nationale du droit d'asile, qui avait rejeté son recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) comme tardif. La Cour a décidé d'annuler l'ordonnance attaquée, en considérant qu'elle avait commis une erreur de droit en écartant un élément de preuve crucial, à savoir la télécopie datée du 27 janvier 2017, que l'avocat de M. A... avait envoyée pour contester une décision de l'OFPRA. En conséquence, l'affaire a été renvoyée à la Cour nationale du droit d'asile pour un nouvel examen. En outre, l'OFPRA a été condamné à verser une indemnité de 2 000 euros à l'avocat de M. A... au titre des frais de justice.
Arguments pertinents
1. Délai de recours : L'ordonnance du président de section a été annulée parce qu'il a jugé le recours tardif sans prendre en compte la réception de la télécopie indiquant que le recours avait été effectué dans les délais impartis. En se basant sur les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les juges ont souligné la nécessité de respecter les formes et délais prévus pour le dépôt de recours :
> "Un recours peut être régulièrement formé à l’encontre des décisions de l'OFPRA par télécopie adressée au secrétariat de la Cour nationale du droit d'asile dans le délai d’un mois à compter de la décision."
2. Erreur matérielle : La décision a également mentionné qu'il existait une erreur matérielle dans l’appréciation des faits qui a eu une influence sur le jugement, conforme à :
> "Lorsqu'une décision de la cour est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut saisir la cour d'un recours en rectification."
3. Indemnités au titre des frais de justice : Le tribunal a reconnu que M. A... avait bénéficié de l'aide juridictionnelle, ce qui lui donnait droit à des frais de justice :
> "Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce... de mettre à la charge de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides la somme de 2 000 euros."
Interprétations et citations légales
L'interprétation des articles du code et de la loi en charge est cruciale dans cette décision. La Cour fait référence à l'article R. 733-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui établit expressément comment le recours doit être déposé. Cette règle précise que:
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article R. 733-5 : "Un recours peut être régulièrement formé à l'encontre des décisions de l'OFPRA par télécopie". Cela constitue la base de la validation de la télécopie comme preuve d'une action dans les délais.
De plus, concernant l'erreur matérielle, le tribunal a souligné l'importance de l'article R. 733-37, qui traite de la rectification de décisions :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article R. 733-37 : "Lorsqu'une décision de la cour est entachée d'une erreur matérielle...". L'interprétation de cet article a été essentielle pour apprécier la portée de l'erreur commise par la Cour en question.
En conclusion, cette décision illustre l'importance de l'exactitude dans la procédure de recours en matière d'asile et démontre que l'erreur de droit peut avoir des conséquences significatives sur le jugement des affaires devant les juridictions administratives.