Résumé de la décision
Le Conseil d'État a été saisi d'un pourvoi contre un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux, qui avait rejeté la demande de M. C... A..., M. B... A... et de la société La Savane concernant l'annulation d'un permis de construire délivré à la société Jusama Holding et à la société Sobadis. Le Conseil d'État a annulé l'arrêt de la cour d'appel du 21 novembre 2019, en raison de l'annulation antérieure d'un arrêt du 27 décembre 2018, sur lequel la cour s'était fondée pour prendre sa décision. Il a également renvoyé l'affaire devant la cour administrative d'appel de Bordeaux et a condamné les sociétés Sobadis et Jusama Holding à verser une somme de 4 000 euros à MM. A... et à la société La Savane au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Arguments pertinents
Dans cette décision, le Conseil d'État établit que :
1. Annulation de l'arrêt: L'arrêt du 21 novembre 2019 est annulé car il découle d'un arrêt antérieur qui a été annulé par le Conseil d'État. Ce dernier affirme que "par une décision n° 427890 du 24 décembre 2020, le Conseil d'État statuant au contentieux a annulé l'arrêt avant-dire droit de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 27 décembre 2018 dans son intégralité".
2. Renvoi de l'affaire: L'affaire est renvoyée à la cour administrative d'appel de Bordeaux pour un nouvel examen, car la décision initiale n'est plus fondée sur des bases légales valables.
3. Condamnation aux dépens: En vertu de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, les sociétés Sobadis et Jusama Holding sont condamnées à verser une somme globale à MM. A... et à la société La Savane, puisque ces derniers ne sont pas la partie perdante dans la présente instance.
Interprétations et citations légales
Dans son analyse, le Conseil d'État se réfère à des principes juridiques fondamentaux, notamment :
- Article L. 761-1 du code de justice administrative: Cet article précise que toute partie qui obtient gain de cause peut demander le remboursement des frais engagés pour cette procédure. Le Conseil d'État déclare explicitement que "ces mêmes dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de MM. A... et la société La Savane, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance".
Le Conseil d'État, en annulant l'arrêt précédent et en renvoyant l'affaire, souligne l'importance de la légalité et du respect des procédures dans le droit administratif. Par cette décision, il maintient la cohérence des jugements administratifs en s'assurant qu'une décision fondée sur des bases juridiques erronées est révisée afin de garantir un examen valable et juste de la légalité des actes administratifs.