Résumé de la décision
Dans cette affaire, M. B... a demandé l'abrogation des articles 1 à 7 du décret du 26 novembre 1971 ainsi que des articles 49 à 56 du décret du 5 juillet 1973, arguant que cela violait la liberté d'entreprendre et le principe d'égalité devant les charges publiques. La décision prise a rejeté cette demande, indiquant que les dispositions réglementaires en question ne constituaient pas un "numerus clausus" et que les restrictions à la libre installation des notaires n'étaient pas suffisamment précisées. Par conséquent, la décision implicite de rejet a été confirmée.
Arguments pertinents
1. Sur le numerus clausus : M. B... a prétendu que le "numerus clausus" des notaires ne reposait sur aucune base législative, compromettant ainsi la liberté d'entreprendre. La décision indique que "les dispositions réglementaires dont l'abrogation a été demandée n'instituent pas de 'numerus clausus' ". Cette affirmation démontre que les arguments soulevés par le requérant manquaient de fondement.
2. Sur les restrictions à la libre installation : M. B... a aussi contesté les restrictions à la libre installation des notaires, citant les articles 49 et 51 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. Cependant, le tribunal a noté que "le requérant ne précise pas quelles dispositions seraient en cause", ce qui a conduit à l'écartement de ce moyen.
Interprétations et citations légales
Les interprétations des textes de loi appliqués dans cette décision révèlent plusieurs points clés :
1. Décret n° 71-942 du 26 novembre 1971 : Ce décret établit une commission auprès du garde des sceaux, chargée de donner des avis concernant la création et la localisation des offices de notaires. Les articles 2 à 2-6 précisent les missions et la composition de cette commission, et l'article 2-7 précise que toute création, transfert ou suppression d'un office requiert un arrêté du garde des sceaux.
2. Décret n° 73-609 du 5 juillet 1973 : Les articles 49 à 56 de ce décret établissent les conditions et modalités de nomination des notaires. Cette réglementation est essentielle dans la structuration du notariat en France.
3. Liberté d'établissement : Selon l'arrêt, les allégations sur les restrictions ne sont pas suffisamment étayées et doivent être écartées. Cette position souligne l'importance pour les requérants de fournir des arguments clairs et précis lorsqu'ils invoquent des violations des principes garantis par le droit de l'Union européenne.
En conclusion, la décision renforce la légalité des procédures administratives en matière de notariat, tout en soulignant la nécessité d'une argumentation solide dans les recours administratifs. Cela fixe également un cadre clair sur les compétences et attributions des autorités compétentes en matière de réglementation du notariat.