Résumé de la décision
M. B... a présenté une demande en référé sur la base de l'article R. 733-3 du code de justice administrative, soutenant que la circulaire contestée et la loi du 18 novembre 2016 avaient porté atteinte à ses droits, notamment au principe de non-discrimination en fonction de l'âge. Cependant, le juge des référés a rejeté sa demande en considérant que l'urgence n'était pas justifiée, ce qui l’a conduit à ne pas examiner le fond des arguments avancés par M. B.... Par la suite, M. B... a introduit un recours en rectification d'erreur matérielle, qui a également été rejeté, le tribunal considérant que l’ordonnance initiale n’était pas entachée d’une telle erreur.
Arguments pertinents
Le juge des référés a argumenté que M. B... n'avait pas démontré l'urgence exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, précisant que « la condition d'urgence n'était pas remplie ». Cette décision a conduit le juge à ne pas se prononcer sur les moyens soulevés par M. B..., notamment sur la prétendue méconnaissance par la circulaire des principes européens de non-discrimination. Le juge a souligné que l'absence d'urgence justifiait ce refus d'examen des arguments de fond : « M. B... n'est pas fondé à soutenir que cette ordonnance serait entachée d'erreur matérielle pour défaut de réponse ».
Interprétations et citations légales
1. Article R. 833-1 du code de justice administrative : Cet article énonce que "lorsqu'une décision... est entachée d'une erreur matérielle...", un recours en rectification peut être introduit. Le tribunal a considéré qu'il n'y avait pas d'erreur matérielle dans l'ordonnance initiale, car celle-ci était fondée sur le constat que M. B... n'avait pas établi l'urgence.
2. Article L. 521-2 du code de justice administrative : Cet article stipule que le juge des référés peut ordonner des mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale en cas d'urgence. Le juge a conclu que « la condition d'urgence... n'était pas remplie », refusant ainsi de répondre aux moyens de M. B....
3. Article L. 522-3 du code de justice administrative : Ce texte permet au juge des référés de rejeter une requête par ordonnance motivée. Le tribunal a appliqué cet article pour énoncer que la requête ne relevait pas de la compétence ou était manifestement irrecevable ou mal fondée.
Dans cette décision, l'accent est mis sur la nécessité de prouver l'urgence pour que le juge des référés puisse examiner le fond de la demande. L'absence de cette condition a conduit au rejet de la demande initiale et du recours en rectification.