Résumé de la décision
La décision concerne la demande d'intégration de M. A... dans le corps des magistrats judiciaires au titre de l'article 22 de l'ordonnance du 22 décembre 1958. Après avoir reçu un avis favorable en mars 2010 pour suivre une formation probatoire de six mois, M. A... a sollicité plusieurs reports. En juin 2016, la commission d'avancement a rendu un avis défavorable à sa candidature pour absence de soumission à cette formation dans un délai raisonnable. M. A... a demandé l'annulation de cette décision pour excès de pouvoir, mais sa requête a été rejetée. La commission a pu légalement donner un avis défavorable en raison du retard pris par M. A... à suivre la formation probatoire.
Arguments pertinents
1. Délai raisonnable pour la formation : La commission d'avancement a pu légalement conclure que M. A... ne s'était pas soumis à la formation probatoire dans un délai raisonnable. En effet, le directeur de l'Ecole nationale de la magistrature doit fixer la date de la formation en ayant confirmation de la disponibilité des candidats. M. A... a simplement demandé un report sans confirmer sa participation.
Citation pertinente : "Il ressort des pièces du dossier que... M. A... s'est borné à demander le report de sa formation probatoire et n'a ainsi pas mis l'Ecole nationale de la magistrature à même d'en fixer la date."
2. Effets de la décision antérieure : L'avis défavorable rendu par la commission d'avancement n'abroge pas la décision antérieure de mars 2010, qui a déjà épuisé ses effets. M. A... ne peut donc pas soutenir que l'avis défavorable méconnait les dispositions relatives à l'abrogation d'une décision créatrice de droits.
Citation pertinente : "L'avis défavorable rendu par la commission d'avancement... n'a pas pour effet d'abroger sa précédente décision de mars 2010... cette dernière ayant épuisé ses effets."
Interprétations et citations légales
1. Ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958 : L'article 22 précise que "Peuvent être nommés directement aux fonctions de second grade de la hiérarchie judiciaire... les personnes remplissant les conditions prévues à l'article 16 et justifiant de sept années au moins d'exercice professionnel..." Cela souligne l'importance de respecter les modalités d'intégration qui incluent une formation probatoire, laquelle devait être suivie dans un délai raisonnable.
2. Décret n° 72-355 du 4 mai 1972 : L'article 49-1 précise que "Le directeur de l'Ecole nationale de la magistrature décide... de la date et du lieu du stage...". Cela confère au directeur une certaine latitude dans l'organisation des stages, mais implique également que les candidats doivent être proactifs dans la planification de leur formation.
En somme, la décision souligne l'importance de respecter les délais et les procédures établis pour l'intégration dans le corps judiciaire, tout en clarifiant que des demandes de report doivent être accompagnées de confirmations de disponibilité.