Résumé de la décision
Dans cette affaire, le syndicat départemental CFDT Interco du Rhône et le syndicat national des territoriaux CFE-CGC ont contesté un arrêté du président de la métropole de Lyon établissant le tableau d'avancement pour l'année 2019 au grade de la hors classe du cadre d'emplois d'ingénieur en chef territorial. Le tribunal administratif de Lyon a d'abord rejeté leur demande. Cependant, la cour administrative d'appel de Lyon a annulé cet arrêté et le jugement du tribunal administratif, estimant que le guide d'avancement de grade ne respectait pas les principes d'équité et de transparence. La métropole de Lyon a alors formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État, qui a finalement déclaré ce pourvoi irrecevable.
Arguments pertinents
1. Erreur de droit sur l'équité de traitement : La métropole de Lyon a soutenu que la cour administrative d'appel avait commis une erreur de droit en considérant que la prise en compte de l'équité de traitement dans le guide d'avancement n'était pas liée à l'appréciation de la valeur professionnelle des agents. Le Conseil d'État a jugé que ce moyen n'était pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.
2. Rupture d'égalité : La métropole a également argué que la cour avait dénaturé les pièces du dossier en affirmant que le guide ne prévoyait aucune méthode pour l'attribution des bonifications de points, ce qui constituerait une rupture d'égalité entre les agents. Là encore, le Conseil d'État a estimé que ce moyen ne justifiait pas l'admission du pourvoi.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 822-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission." Le Conseil d'État a appliqué cette disposition pour évaluer la recevabilité du pourvoi de la métropole de Lyon, concluant que les moyens avancés n'étaient pas sérieux.
2. Principes d'équité et de transparence : La décision de la cour administrative d'appel repose sur l'idée que les critères d'avancement doivent être clairs et transparents pour éviter toute rupture d'égalité entre les agents. Le Conseil d'État a confirmé que les arguments de la métropole ne remettaient pas en cause cette interprétation des principes d'équité.
En somme, le Conseil d'État a rejeté le pourvoi de la métropole de Lyon, considérant que les arguments avancés ne permettaient pas de remettre en question la décision de la cour administrative d'appel, qui avait annulé l'arrêté contesté pour non-respect des principes d'équité et de transparence dans l'avancement des agents.