Résumé de la décision
Mme A B a contesté la délibération du jury d'examen qui a refusé de lui délivrer le diplôme de comptabilité et de gestion, ainsi que la décision de la ministre de l'enseignement supérieur rejetant son recours. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté sa demande, décision confirmée par la cour administrative d'appel de Nancy. Mme B a ensuite formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État, qui a décidé de ne pas admettre son pourvoi, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à permettre son admission.
Arguments pertinents
1. Erreur de droit : Mme B a soutenu que la cour avait commis une erreur en jugeant que la délibération du jury n'avait pas de portée rétroactive. Elle a affirmé que l'arrêté du 13 février 2019, qui a modifié les coefficients des notes, ne pouvait pas s'appliquer à sa situation, car il avait été publié après la tenue de l'épreuve. Le Conseil d'État a rejeté cet argument, considérant que l'arrêté avait été correctement appliqué.
2. Inexacte qualification juridique des faits : Mme B a contesté la qualification des faits par la cour, arguant que l'arrêté avait méconnu le principe de sécurité juridique en ne tenant pas compte des coefficients initiaux. Le Conseil d'État a estimé que la cour avait correctement interprété la situation.
3. Dénaturation des pièces du dossier : Elle a également soutenu que la cour avait dénaturé les pièces en affirmant que le maintien d'un coefficient de 1,5 pour sa note de management n'aurait pas changé le résultat. Le Conseil d'État a jugé que cet argument ne justifiait pas l'admission du pourvoi.
4. Principe d'égalité : Enfin, Mme B a affirmé que la délibération avait méconnu le principe d'égalité entre les candidats. Le Conseil d'État a considéré que cet argument n'était pas fondé.
Interprétations et citations légales
1. Code de justice administrative - Article L. 822-1 : Cet article stipule que "le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission". Le Conseil d'État a appliqué cette disposition pour évaluer la recevabilité du pourvoi de Mme B, concluant que les moyens soulevés n'étaient pas sérieux.
2. Arrêté du 13 février 2019 : Cet arrêté a été au cœur des arguments de Mme B, qui a contesté son application. Le Conseil d'État a précisé que l'arrêté avait été correctement appliqué, en soulignant que "la délibération litigieuse n'a pas méconnu le principe d'égalité entre les candidats".
3. Principe de sécurité juridique : Le Conseil d'État a affirmé que l'arrêté n'avait pas méconnu ce principe, en considérant que les modifications apportées par l'arrêté étaient justifiées et conformes aux règles en vigueur.
En conclusion, le Conseil d'État a rejeté le pourvoi de Mme B, considérant que les arguments avancés ne permettaient pas d'admettre le pourvoi, et a confirmé la décision des juridictions inférieures.