Résumé de la décision
M. A B a contesté la décision de Sorbonne Université qui l'a déclaré non admis en deuxième année de médecine. Après une première suspension de cette décision par le juge des référés du tribunal administratif de Paris, l'université a réaffirmé son refus d'admission. M. B a alors demandé une nouvelle suspension de cette délibération, mais le juge des référés a rejeté sa demande par une ordonnance du 19 octobre 2023. M. B a formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État, qui a décidé de ne pas l'admettre.
Arguments pertinents
1. Irrégularité de la procédure : M. B a soutenu que l'ordonnance était entachée d'irrégularité car le juge des référés ne lui avait pas permis de présenter un nouveau moyen qui aurait pu créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Le Conseil d'État a jugé que ce moyen n'était pas suffisant pour admettre le pourvoi.
2. Erreur de droit : M. B a également argué que le juge des référés avait commis une erreur de droit en considérant que l'irrégularité de la composition du jury n'était pas de nature à créer un doute sérieux. Le Conseil d'État a confirmé que ce moyen ne justifiait pas l'admission du pourvoi.
3. Insuffisance de motivation : Enfin, M. B a critiqué l'ordonnance pour son insuffisance de motivation concernant l'absence de péréquation des notes entre les sous-jurys. Le Conseil d'État a estimé que ce moyen ne permettait pas non plus d'admettre le pourvoi.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 822-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission." Le Conseil d'État a appliqué cette disposition pour évaluer la recevabilité du pourvoi de M. B, en précisant que l'admission peut être refusée si le pourvoi est "irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux".
2. Doute sérieux quant à la légalité : Le Conseil d'État a souligné que pour qu'un moyen soit de nature à créer un doute sérieux, il doit être fondé sur des éléments tangibles et pertinents. Dans ce cas, les arguments de M. B concernant l'irrégularité de la composition du jury et l'absence de péréquation des notes n'ont pas été jugés suffisants pour établir un tel doute.
3. Motivation des décisions : Le Conseil d'État a également rappelé que la motivation des décisions de justice doit être suffisante pour permettre aux parties de comprendre les raisons de la décision. Cependant, il a jugé que l'ordonnance contestée répondait aux exigences de motivation, même si M. B n'était pas d'accord avec les conclusions.
En conclusion, le Conseil d'État a rejeté le pourvoi de M. B, considérant que les moyens avancés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la délibération du jury de Sorbonne Université.