Résumé de la décision
Mme A B a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Lyon pour suspendre une décision du préfet de la Loire qui retirait son titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français, fixait l'Algérie comme pays de destination et interdisait son retour pour une durée de six mois. Elle a également demandé l'injonction au préfet de lui délivrer un titre de séjour et un visa, ou à défaut, de réexaminer sa situation. Par une ordonnance du 8 septembre 2023, le juge des référés a rejeté sa demande. Mme B a ensuite formé un pourvoi devant le Conseil d'État, mais a déclaré se désister de son pourvoi le 1er février 2024. Le Conseil d'État a pris acte de ce désistement.
Arguments pertinents
Le Conseil d'État a statué sur le désistement de Mme B en se fondant sur l'article R. 822-5 du code de justice administrative, qui prévoit que "en cas de désistement avant l'admission du pourvoi, le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance". Le désistement étant pur et simple, le Conseil d'État a conclu qu'il n'y avait rien qui s'opposait à ce qu'il en soit donné acte.
Interprétations et citations légales
L'article R. 822-5 du code de justice administrative précise les conditions dans lesquelles un désistement peut être pris en compte. Il stipule que "en cas de désistement avant l'admission du pourvoi, ou si le requérant est réputé s'être désisté en application de l'article R. 611-22, le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance". Cette disposition souligne la possibilité pour un requérant de se retirer de la procédure sans que cela n'implique de conséquences juridiques négatives, tant que le désistement est effectué avant l'admission du pourvoi.
Le Conseil d'État a donc appliqué cette règle de manière stricte, confirmant que le désistement de Mme B était valide et qu'il n'y avait pas d'obstacle à son acceptation. Cela illustre l'importance de la procédure dans le droit administratif français, où le respect des formes et des délais est crucial pour la bonne administration de la justice.
En conclusion, le Conseil d'État a pris acte du désistement de Mme B, conformément aux dispositions légales en vigueur, et a décidé de ne pas admettre son pourvoi.