Résumé de la décision
La société des docteurs vétérinaires Brey et Klein a introduit une requête devant le Conseil d'État pour contester deux décisions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires : l'interdiction de présenter des observations orales (décision du 25 janvier 2023) et la radiation du tableau de l'ordre (décision du 2 février 2023). En outre, la société a demandé à titre subsidiaire de poser des questions préjudicielles à la Cour de justice de l'Union européenne concernant l'interprétation de certaines dispositions de la directive n° 2006/123 relative aux services dans le marché intérieur. Cependant, par un mémoire enregistré le 20 juillet 2024, la société a décidé de se désister de sa requête. Le Conseil d'État a pris acte de ce désistement.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a constaté que le désistement de la société des docteurs vétérinaires Brey et Klein était pur et simple, ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à ce désistement. L'article R. 122-12 du code de justice administrative permet au président de la section du contentieux de donner acte des désistements, ce qui a été appliqué dans ce cas.
> "Le désistement de la société des docteurs vétérinaires Brey et Klein est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte."
2. Notification des parties : Le Conseil d'État a également ordonné que la décision soit notifiée à la société requérante et qu'une copie soit adressée au Conseil national de l'ordre des vétérinaires ainsi qu'au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire, ce qui souligne l'importance de la transparence et de l'information des parties concernées.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 122-12 du code de justice administrative : Cet article précise les conditions dans lesquelles le président de la section du contentieux peut donner acte des désistements. Il établit une procédure claire pour le traitement des désistements, garantissant ainsi le respect des droits des parties.
> "Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements."
2. Droit au désistement : Le désistement est un droit fondamental des parties dans une procédure judiciaire, permettant à une partie de renoncer à son action sans que cela n'entraîne de conséquences négatives, tant que le désistement est fait de manière claire et sans ambiguïté.
> "Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte."
En conclusion, la décision du Conseil d'État de prendre acte du désistement de la société des docteurs vétérinaires Brey et Klein est conforme aux dispositions légales en vigueur, garantissant ainsi le respect des droits procéduraux des parties.