Résumé de la décision
La société Clinique vétérinaire des vaux d'Yonne a introduit une requête devant le Conseil d'État pour contester deux décisions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires : l'interdiction de présenter des observations orales (décision du 28 novembre 2023) et la radiation du tableau de l'ordre (décisions des 13 et 14 décembre 2023). En outre, la société a demandé à titre subsidiaire de poser des questions préjudicielles à la Cour de justice de l'Union européenne concernant l'interprétation de certaines dispositions de la directive n° 2006/123 relative aux services dans le marché intérieur. Cependant, par un mémoire enregistré le 20 juillet 2024, la société a décidé de se désister de sa requête. Le Conseil d'État a pris acte de ce désistement, le considérant comme pur et simple.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a reconnu le droit de la société à se désister de sa requête, conformément à l'article R. 122-12 du code de justice administrative, qui stipule que le président de la section du contentieux peut donner acte des désistements. Cela souligne le principe de liberté de l'initiative procédurale des parties.
> "Le désistement de la société Clinique vétérinaire des vaux d'Yonne est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte."
2. Conséquences du désistement : Le désistement a pour effet de mettre fin à la procédure sans jugement sur le fond, ce qui est une garantie pour les parties de ne pas être soumises à une décision défavorable.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 122-12 du code de justice administrative : Cet article précise les conditions dans lesquelles un désistement peut être accepté par le Conseil d'État. Il établit que le président de la section peut donner acte des désistements, ce qui a été appliqué dans cette décision.
> "Le président de la section du contentieux, [...] peut, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements."
2. Droit au désistement : Le désistement est un droit fondamental des parties dans une procédure administrative, permettant de retirer une demande sans avoir à justifier d'un motif particulier. Cela reflète le principe de la liberté de la procédure.
3. Absence d'opposition au désistement : Le Conseil d'État a noté qu'il n'y avait aucune opposition à ce désistement, ce qui renforce l'idée que les parties doivent pouvoir gérer leur litige selon leur convenance.
En conclusion, la décision du Conseil d'État de prendre acte du désistement de la société Clinique vétérinaire des vaux d'Yonne illustre le respect des droits procéduraux des parties et la flexibilité du système juridique français en matière de désistement.