Résumé de la décision
M. B... a saisi la cour administrative d'appel de Bordeaux pour annuler une ordonnance du tribunal administratif de Pau ainsi qu'une décision du centre hospitalier de Mont-de-Marsan. Toutefois, sa requête, enregistrée le 30 octobre 2017, n’a pas été régularisée conformément aux exigences de la procédure, entraînant son irrecevabilité. En raison de l'absence de conformité notamment à la présentation des pièces jointes à la requête, la cour a rejeté la requête de M. B... par ordonnance en date du 21 décembre 2017.
Arguments pertinents
Les arguments clés de la décision reposent sur les manquements procéduraux de la requête de M. B... :
1. Irrecevabilité manifeste : La cour a constaté que la requête n'était pas accompagnée des pièces jointes conformes aux exigences de l'article R. 414-3 du code de justice administrative. Ce manquement a conduit à la conclusion que la requête était manifestement irrecevable.
2. Régularisation et invitation : Malgré une demande expresse de régularisation faite par la cour via l'application "Télérecours", M. B... n’a pas régularisé sa requête dans le délai imparti de huit jours, ce qui a entraîné le rejet.
La décision souligne : "En dépit de la demande de régularisation (...) la requête n'a pas été régularisée dans le délai imparti".
Interprétations et citations légales
La décision repose sur plusieurs articles du code de justice administrative :
1. Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Cet article permet aux présidents de rejeter les requêtes manifestement irrecevables si elles ne sont pas régularisées dans le délai imparti. La cour a appliqué ce principe de manière directe en soulevant l'irrecevabilité.
2. Code de justice administrative - Article R. 414-1 : Cet article stipule que les requêtes présentées par un avocat doivent être faites par voie électronique, sous peine d'irrecevabilité. La cour a noté que M. B... ne respectait pas cette exigence de forme.
3. Code de justice administrative - Article R. 414-3 : Selon cet article, les pièces jointes doivent être répertoriées correctement, ce qui n’a pas été fait dans le cas de M. B.... La cour a rappelé que le respect de ces obligations est "prescrit à peine d'irrecevabilité".
4. Code de justice administrative - Article R. 612-1 : Cet article souligne que la cour ne peut rejeter des conclusions entachées d'irrecevabilité qu’après avoir eu la possibilité d'inviter à régulariser. La cour a respecté ce principe en envoyant une invitation de régularisation qui, malheureusement, n'a pas été suivie d'effet.
En somme, cette décision met en lumière l'importance des exigences procédurales et le respect scrupuleux des obligations formelles décrites dans le code de justice administrative pour garantir l'irrecevabilité des requêtes.