Résumé de la décision
Mme C...E... conteste un jugement du tribunal administratif d'Amiens qui a rejeté sa demande d'annulation de la décision du maire du Plessis-Belleville, relative à l'autorisation de travaux sur une parcelle. Elle fait appel pour annuler cette décision ainsi que celle rejetant son recours gracieux, et demande également le remboursement de ses frais. En première instance, il a été établi que la parcelle concernée respectait les exigences du plan d'occupation des sols, notamment en matière d'accès et de dimensions. La cour a confirmé le jugement en rejetant les demandes de Mme E..., en mettant à sa charge des frais.
Arguments pertinents
1. Caractéristiques des terrains : La cour souligne que, selon l'article UB 5 du plan d'occupation des sols de la commune, la parcelle AE 38 en question n'a pas de façade sur rue de 12 m, mais remplit d'autres critères pour être considérée comme constructible. La cour note que "la nouvelle parcelle [...] présente les caractéristiques d'une parcelle isolée" et dispose "d'un accès à la voie publique de 5 mètres de large".
2. Inadéquation des arguments de Mme E... : Les assertions de Mme E... concernant le non-respect des dispositions du plan d'occupation des sols n'ont pas été retenues. La cour a conclu que les argumentations de Mme E... n'étaient pas fondées et que son intérêt pour agir était également discutable.
3. Frais et dépens : La décision de la cour indique qu'il était approprié de mettre à la charge de Mme E... les frais engagés par les défendeurs, établissant ainsi une responsabilité financière pour ses démarches juridiques non fructueuses.
Interprétations et citations légales
1. Sur les conditions de constructibilité : L'article UB 5 stipule les exigences pour qu'une parcelle soit considérée comme constructible. La cour s'appuie sur cet article en précisant que "les dispositions précitées de l'article UB 5 du règlement du plan d'occupation des sols n'ont pas été méconnues". Cela montre que, même en l'absence d'une façade de 12 m, des alternatives existent si d'autres conditions sont remplies.
2. Sur l'intérêt à agir : La cour évoque que Mme E... n'a pas démontré un intérêt suffisant pour agir contre la déclaration de non-opposition à travaux, précisant que "sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les irrecevabilités invoquées", elle a tout de même jugé sa demande infondée. Cette interprétation renforce l'idée que seule une partie ayant un intérêt légitime peut contester une décision administrative.
3. Sur les frais de justice : La cour mentionne l'article L. 761-1 du code de justice administrative, qui souligne que des dépens peuvent être mis à la charge d'une partie lorsque celle-ci perd son affaire. Selon cette disposition, "il y a lieu [...] de mettre à la charge de cette dernière une somme de 1 000 euros", confirmant ainsi la responsabilité des frais de Mme E... Pour l'article L. 761-1 du code de justice administrative, cela illustre l'application régulière de cette procédure dans les litiges administratifs.
En somme, la décision confirme le respect des règles d'urbanisme dans l'autorisation de travaux jugés conformes au plan d'occupation des sols, tout en soulevant des questions sur l'intérêt à agir et les implications financières du recours.