Résumé de la décision
M. A B a contesté la décision du ministre de la justice, datée du 28 novembre 2022, qui ordonnait son transfert du centre pénitentiaire du Havre vers celui de Caen. Sa demande a été rejetée par le tribunal administratif de Rouen, qui a également retiré son aide juridictionnelle. En appel, M. B a demandé l'annulation de cette ordonnance ainsi que celle de la décision de transfert. La cour a confirmé le rejet de sa requête, considérant que la décision de transfert ne portait pas atteinte à ses droits et libertés fondamentaux.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la demande : La cour a jugé que les décisions de changement d'affectation des détenus ne sont pas des actes administratifs susceptibles de recours pour excès de pouvoir, sauf si elles portent atteinte à des libertés fondamentales. La présidente du tribunal a donc correctement rejeté la demande de M. B comme irrecevable.
2. Absence d'atteinte aux droits fondamentaux : M. B a soutenu que le transfert nuirait à son suivi médical et à ses relations familiales. Cependant, la cour a estimé que ces arguments ne justifiaient pas de considérer la décision comme portant atteinte à ses droits fondamentaux, car le suivi médical pouvait être assuré à Caen et la distance entre les deux centres pénitentiaires n'était pas significative.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du Code de justice administrative : Cet article permet aux présidents des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel de rejeter des requêtes manifestement irrecevables. La cour a appliqué le 7° de cet article pour rejeter la requête de M. B, considérant qu'elle était dépourvue de fondement.
2. Libertés et droits fondamentaux des détenus : La cour a rappelé que les décisions de transfert ne sont pas susceptibles de recours, sauf si elles portent atteinte à des droits fondamentaux. Elle a précisé que "doivent être regardées comme mettant en cause des libertés et des droits fondamentaux des détenus les décisions qui portent à ces droits et libertés une atteinte qui excède les contraintes inhérentes à leur détention."
En conclusion, la cour a jugé que la décision de transfert de M. B ne constituait pas une atteinte à ses droits fondamentaux, ce qui a conduit au rejet de sa requête.