Résumé de la décision
La SAS PMD-GC a contesté une ordonnance du tribunal administratif de Lyon qui avait rejeté sa demande de décharge des rappels de taxe sur les salaires pour les années 2012, 2013 et 2014, en raison de la tardiveté de sa réclamation. La société a soutenu qu'elle n'avait pas reçu le pli recommandé contenant le rejet de sa réclamation préalable, ce qui aurait dû rendre sa demande recevable. Cependant, le tribunal a confirmé que la notification avait bien été effectuée, rendant la demande irrecevable. Par conséquent, la requête de la SAS PMD-GC a été rejetée.
Arguments pertinents
1. Tardiveté de la demande : Le tribunal a statué que la demande de la SAS PMD-GC, enregistrée le 29 mars 2018, était tardive. En effet, selon l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales, l'action doit être introduite dans un délai de deux mois à partir de la réception de la décision de l'administration. La décision de rejet de la réclamation avait été notifiée le 25 janvier 2017, rendant la demande irrecevable.
2. Notification valide : Le tribunal a constaté que la notification de la décision de rejet avait été effectuée correctement, comme en témoigne l'accusé de réception signé. La SAS PMD-GC ne pouvait pas se prévaloir de la non-réception du pli, car la notification avait été faite à l'adresse indiquée, même si elle aurait dû être envoyée à son cabinet d'expertise-comptable.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 196-1 du livre des procédures fiscales : Cet article stipule que les réclamations doivent être présentées au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant la mise en recouvrement ou la notification d'un avis de mise en recouvrement. La SAS PMD-GC n'a pas respecté ce délai, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de sa demande.
2. Article R. 199-1 du livre des procédures fiscales : Cet article précise que l'action doit être introduite dans un délai de deux mois à partir de la réception de l'avis de décision de l'administration. La SAS PMD-GC a reçu cet avis le 25 janvier 2017, et sa demande, introduite plus d'un an après, était donc tardive.
3. Notification et responsabilité : Le tribunal a souligné que la responsabilité de la réception de la notification incombe au contribuable. La SAS PMD-GC ne pouvait pas contester la validité de la notification sur la base de la non-réception, car la procédure de notification avait été respectée.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Lyon repose sur une interprétation stricte des délais de recours et des obligations de notification, confirmant ainsi le rejet de la demande de la SAS PMD-GC.