Résumé de la décision
La décision concerne un recours introduit par la société Espace sans permis 69 et M. A contre un permis de construire délivré le 27 octobre 2021 pour un bâtiment d'habitation situé à Lyon. Étant donné que ce permis est soumis à la taxe sur les logements vacants, le tribunal administratif de Lyon a jugé que le recours relevait de la compétence du Conseil d'État. Par conséquent, le tribunal a décidé de transmettre la requête au Conseil d'État, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Arguments pertinents
1. Compétence du Conseil d'État : Le tribunal a souligné que, selon l'article R. 351-2 du code de justice administrative, lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif estime qu'une affaire relève de la compétence du Conseil d'État, il doit transmettre le dossier sans délai. Cela a été appliqué dans le cas présent, car le permis de construire en question est lié à la taxe sur les logements vacants.
2. Ressort du jugement : Le tribunal a également noté que, selon l'article R. 811-1-1 du code de justice administrative, les tribunaux administratifs statuent en premier et dernier ressort sur les recours contre les permis de construire lorsque le bâtiment est situé dans une commune soumise à la taxe mentionnée. Étant donné que le recours a été introduit dans le délai prévu, le jugement a été rendu en premier et dernier ressort, justifiant ainsi la transmission au Conseil d'État.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 351-2 du code de justice administrative : Cet article stipule que "lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'État, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'État qui poursuit l'instruction de l'affaire." Cela souligne l'obligation de transmission lorsque la compétence est en jeu.
2. Article R. 811-1-1 du code de justice administrative : Cet article précise que "les tribunaux administratifs statuent en premier et dernier ressort sur les recours contre les permis de construire (...) lorsque le bâtiment (...) est implanté en tout ou partie sur le territoire d'une des communes mentionnées à l'article 232 du code général des impôts." Cette disposition établit clairement le cadre dans lequel les tribunaux administratifs exercent leur compétence, en lien avec la taxe sur les logements vacants.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Lyon repose sur une interprétation rigoureuse des textes législatifs, affirmant la nécessité de transmettre le dossier au Conseil d'État en raison de la nature du recours et de la compétence établie par la loi.