Résumé de la décision
M. E B et Mme D F ont contesté un permis de construire accordé par le maire de la commune de Vif à la société Projet Immobiliers et Conseils (PIC) pour la construction d'un bâtiment de quinze logements collectifs. Leur requête a été rejetée par le tribunal administratif de Grenoble. En appel, ils ont décidé de se désister de leur action. Par ordonnance du 9 mars 2023, la cour administrative d'appel a pris acte de ce désistement et a rejeté les demandes de la commune de Vif concernant les frais de justice.
Arguments pertinents
1. Désistement de la requête : La cour a constaté que M. E B et Mme D F avaient déclaré un désistement pur et simple de leur requête, ce qui a été accepté sans opposition. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux magistrats de donner acte des désistements, ce qui a été appliqué dans ce cas.
> "M. E B et Mme D F ont déclaré se désister de leurs conclusions par un mémoire enregistré le 27 janvier 2023. Leur désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte."
2. Rejet des conclusions de la commune : La cour a également rejeté les demandes de la commune de Vif visant à obtenir le remboursement des frais de justice, considérant qu'il n'y avait pas lieu de faire droit à ces conclusions dans les circonstances de l'affaire.
> "Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Vif tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative."
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de cour et aux magistrats désignés de donner acte des désistements. Cela souligne l'importance de la volonté des parties dans le cadre des procédures contentieuses.
> "Les présidents de cour administrative d'appel (...) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; (...)"
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article prévoit la possibilité pour une partie de demander le remboursement des frais de justice engagés. Toutefois, la cour a estimé qu'il n'y avait pas lieu de faire droit à cette demande, ce qui indique que le simple fait d'être débouté d'une action ne justifie pas nécessairement l'octroi de frais.
> "Les conclusions présentées par la commune de Vif tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées."
En conclusion, la décision de la cour administrative d'appel illustre le respect du principe de la volonté des parties dans le cadre des procédures judiciaires, tout en précisant les conditions dans lesquelles les demandes de remboursement des frais de justice peuvent être acceptées ou rejetées.