Résumé de la décision
La SAS Carrefour Hypermarchés a introduit une requête le 20 janvier 2023 pour annuler un permis de construire délivré le 22 novembre 2022 à la SAS Dereca, qui incluait une autorisation d'exploitation commerciale. La SAS Dereca et la commune de Romanèche-Thorins ont contesté cette requête. Le 16 février 2024, la SAS Carrefour Hypermarchés a décidé de se désister de son action, ce que la SAS Dereca a accepté tout en renonçant à ses demandes de frais. La cour a donc pris acte de ces désistements et a rejeté les demandes de la commune concernant les frais.
Arguments pertinents
1. Désistement d'instance : La cour a constaté que le désistement de la SAS Carrefour Hypermarchés était pur et simple, ce qui ne posait pas de problème pour en donner acte. Cela est conforme à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements.
2. Rejet des conclusions de la commune : La cour a également noté qu'il n'y avait pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Romanèche-Thorins au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ce qui signifie que la demande de la commune pour obtenir des frais de justice a été rejetée.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de statuer sur divers aspects procéduraux, y compris le désistement. La cour a appliqué ce texte pour donner acte des désistements de la SAS Carrefour Hypermarchés et de la SAS Dereca, affirmant que "rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte".
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article prévoit la possibilité pour une partie de demander le remboursement de ses frais de justice. La cour a décidé de ne pas faire droit à la demande de la commune, en indiquant que "dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Romanèche-Thorins".
En conclusion, la décision de la cour administrative d'appel de Lyon a été fondée sur des principes procéduraux clairs, respectant les droits des parties à se désister et à renoncer à des demandes de frais, tout en appliquant les dispositions pertinentes du code de justice administrative.