Résumé de la décision :
La Cour a été saisie d'une requête par la SCI Brie 74 et la société Point Mariage Succursales, visant à annuler un jugement du tribunal administratif de Melun et un arrêté préfectoral déclarant cessibles des terrains nécessaires à la réalisation d'une zone d'aménagement concerté (ZAC) à la Queue-en-Brie, suite à des demandes d’expropriation. Après plusieurs échanges de mémoires, les deux sociétés se sont finalement désistées de leur action, un désistement accepté par la société SADEV 94, chargée de l’aménagement. La Cour a pris acte de ces désistements.
Arguments pertinents :
1. Nature du désistement : La Cour souligne que les désistements de la SCI Brie 74 et de la société Point Mariage Succursales, ainsi que de la société SADEV 94, sont des désistements purs et simples. Cela signifie qu'ils sont effectués sans condition et annulent toute procédure engagée :
> "Les désistements de la SCI Brie 74 et de la société Point Mariage Succursales, d'une part, et de la société SADEV 94, d'autre part, sont purs et simples ; que rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte."
2. Impact sur l'instance : En acceptant ces désistements, la Cour met fin à l'instance et constate que les parties ont choisi de ne pas poursuivre le litige, permettant ainsi une résolution par voie transactionnelle :
> "Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de la SCI Brie 74 et de la société Point Mariage Succursales."
Interprétations et citations légales :
1. Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Cet article dispose que « dans toutes les instances devant les juridictions administratives, la partie qui perd est condamnée aux dépens », précisant également que la Cour peut condamner une partie aux frais de justice.
- Dans le cas présent, bien que la SCI Brie 74 et la société Point Mariage Succursales aient demandé des sommes au titre de cet article, le désistement a rendu ces demandes caduques et a entraîné le désistement par la société SADEV 94 de son propre recours en ce sens.
2. Droit du désistement en matière administrative : Le droit français permet aux requérants de se désister à tout moment de leur action, tant qu'il s'agit d'un désistement pur et simple. Ce principe est fondamental dans la procédure administrative, et la Cour fait référence à cette notion pour justifier l'acceptation des désistements :
- "Le présent arrêt sera notifié à la SCI Brie 74, à la société Point Mariage Succursales, au ministre d'État, ministre de l'intérieur et à la société d'aménagement des villes et du département du Val-de-Marne (SADEV 94)."
En somme, la décision de la Cour administrative d'appel de Paris se concentre sur le caractère pur et simple des désistements des parties, mettant fin à l'instance sans statuer sur le fond du litige initial. Cela reflète une application pragmatique des principes de désistement dans le cadre administratif.