Résumé de la décision
La Cour d'appel de Rennes a statué sur l'appel formé par M. [N] [W], un ressortissant guinéen, contre une ordonnance du juge des libertés et de la détention qui avait prolongé son maintien en rétention administrative pour une durée maximale de vingt-huit jours. L'appel a été jugé irrecevable car M. [N] [W] n'avait pas contesté l'arrêté de placement en rétention dans le délai de quarante-huit heures suivant sa notification. La cour a confirmé l'ordonnance du juge des libertés et de la détention.
Arguments pertinents
1. Recevabilité de l'appel : La cour a d'abord constaté que l'appel était formé dans les formes et délais légaux, mais a ensuite soulevé d'office la tardiveté du recours contre la décision de placement en rétention. En effet, l'arrêté de placement en rétention avait été notifié à M. [N] [W] le 29 octobre 2022 à 08 h 28, et il n'avait pas saisi le juge des libertés dans les quarante-huit heures, rendant ainsi ses contestations irrecevables.
> "L'ordonnance attaquée sera confirmée."
2. Confirmation de l'ordonnance : La cour a confirmé l'ordonnance du juge des libertés et de la détention, soulignant que les arguments de M. [N] [W] concernant la compétence du signataire de l'arrêté et les garanties de représentation n'étaient pas recevables en raison du non-respect du délai de recours.
> "Ses contestations de cette décision formées par déclaration d'appel reçue le 02 novembre 2022 sont irrecevables."
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur les dispositions des articles L.741-10 et suivants du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent les procédures de maintien en rétention des étrangers. En particulier, l'article L.741-4 stipule que l'étranger doit être informé de son placement en rétention et des voies de recours disponibles.
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L.741-4 : Cet article précise les droits de l'étranger en matière de notification et de recours, établissant ainsi le cadre légal pour contester une décision de placement en rétention.
La cour a également fait référence à la nécessité de respecter les délais de recours, soulignant que le non-respect de ces délais entraîne l'irrecevabilité des contestations :
- Code de procédure civile - Article 973 : Cet article stipule que les décisions peuvent faire l'objet d'un pourvoi en cassation dans un délai de deux mois suivant la notification, ce qui souligne l'importance des délais dans les procédures judiciaires.
En conclusion, la décision de la Cour d'appel de Rennes illustre l'importance du respect des délais de recours dans les procédures de rétention administrative, ainsi que la nécessité de suivre les voies de recours établies par la loi.