Résumé de la décision
La Cour d'Appel d'Angers, dans l'arrêt rendu le 11 juin 2024, a statué sur une requête de la société MMA IARD Assurances Mutuelles en rectification d'erreur matérielle. L'arrêt du 27 juin 2023 stipulait incorrectement cette date comme celle du prononcé, alors qu'elle correspondait à la date de l'audience. La cour a donc décidé de corriger cette erreur en remplaçant la date erronée par la vraie date de prononcé, soit le 14 novembre 2023. Le reste de l'arrêt est demeuré inchangé. Les dépens liés à cette décision sont laissés à la charge du Trésor Public.
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Arguments pertinents
1. Erreur matérielle: La cour a identifié une "erreur matérielle évidente" dans les mentions de date du prononcé de l'arrêt. En effet, elle a stipulé que l'arrêt portait la date du 27 juin 2023, alors qu'il s'agissait seulement de la date de l'audience, le délibéré ayant été rendu le 14 novembre 2023.
- Citation : "une erreur matérielle évidente entache la date du prononcé de l'arrêt rendu par la cour d'appel."
2. Application de l'article 462 du Code de procédure civile: La cour se réfère à l'article 462 qui permet la rectification des erreurs et omissions matérielles dans les jugements, soulignant que cette possibilité s’applique même à des décisions passées en force de chose jugée.
- Citation : "Les erreurs et omissions matérielles qui affectent un jugement, même passé en force de chose jugée, peuvent toujours être réparées par la juridiction qui l'a rendu."
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Interprétations et citations légales
1. Code de procédure civile - Article 462: Cet article permet de rectifier des erreurs matérielles, précisant que le juge peut agir sur sa propre initiative ou à la demande des parties. La cour a agi en fonction de cette disposition, soulignant la nécessité de corriger les mentions erronées afin de respecter la légalité et la rigueur procédurale.
- Citation : "Le juge est saisi par simple requête de l'une des parties, ou par requête commune ; il peut aussi se saisir d'office."
2. Caractère explicite de l'erreur: La mention explicite de la date de l'audience comme celle de l'arrêt indique la clarté de l'erreur, justifiant ainsi la nécessité de correction. La cour, en se basant sur cette clarté, a jugé approprié de procéder à la rectification.
- Citation : "la rectification envisagée, qui ne se heurte à aucune opposition des parties, s'impose donc."
En conclusion, la décision présente une application stricte et nécessaire des normes permettant la rectification des erreurs matérielles, s'assurant ainsi de la conformité des actes de justice dans le respect des procédures et des droits des parties.