Résumé de la décision
La Cour d'Appel de Rennes a rendu un arrêt le 20 juin 2024 concernant une affaire entre la SAS Cleadis et Mme [X] [S]. Suite à un jugement rendu par le conseil de prud'hommes de Rennes le 12 mai 2021, la SAS Cleadis a interjeté appel le 24 juin 2021. Pendant la procédure d'appel, les deux parties ont convenu d'initier une médiation volontaire. L'arrêt ordonne ainsi une médiation, désignant un médiateur pour faciliter le dialogue entre les parties afin de trouver un accord amiable. La cour fixe également les modalités financières de la médiation et souligne l'importance de la collaboration des parties.
Arguments pertinents
Le tribunal a fondé sa décision sur plusieurs considérations juridiques, notamment :
1. Possibilité d'une issue amiable : La cour a constaté qu'un accord amiable était envisageable et souhaitable pour résoudre le litige. Cela est renforcé par l'accord explicite des parties pour entrer dans un processus de médiation.
> "Considérant qu'il y a lieu ... d'ordonner une mesure de médiation dans les conditions qui seront précisées au dispositif."
2. Désignation d'un médiateur: La cour a désigné un médiateur et défini les responsabilités de ce dernier, soulignant la nécessité pour le médiateur d'écouter les parties et de les aider à élaborer un accord. Cette démarche renforce la volonté des juridictions françaises de favoriser des solutions amiables aux litiges.
> "Désigne Monsieur [G] [B] [V] ... en qualité de médiateur avec la mission suivante : - réunir et entendre les parties ainsi que leurs conseils ..."
3. Modalités financières et obligations: La cour a également encadré le coût de la médiation, précisant que les parties devaient payer la somme de 1 150 euros, répartie entre elles, comme provision sur les honoraires du médiateur. Ce point assuré la continuité de la médiation en incitant les parties à respecter leurs engagements financiers.
> "Fixe à la somme de 1150 euros la provision globale à valoir sur la rémunération de la médiatrice ..."
Interprétations et citations légales
Les articles appliqués dans cette décision proviennent de la loi et du Code de procédure civile :
1. Loi n° 95-125 du 8 février 1995 : Cette loi modifiée relative à la médiation et à la conciliation est l'un des fondements de l'arrêt, permettant ainsi aux parties d'opter pour un règlement amiable plutôt que pour un procès long et coûteux. L’article 21 de cette loi précise notamment le cadre de la médiation.
> "Vu l'accord des deux parties par courrier du 04 juin 2024 aux fins d'entamer un processus de médiation dans les conditions des articles 21 et suivants de la loi n° 95-125 ..."
2. Code de procédure civile - Article 131-1 : Cet article et les suivants régissent la médiation judiciaire, stipulant qu'elle est encouragée et précisant les obligations des médiateurs, comme celle d'informer le tribunal des résultats de la médiation.
> "Considérant que dans la présente affaire il ressort qu'une issue amiable est possible ..."
Cette décision met en lumière le rôle des juridictions dans la promotion de la médiation comme méthode alternative de résolution des conflits, tout en établissant des garanties et des obligations pour les parties impliquées.