Résumé de la décision
M. et Mme E et D C ont contesté l'arrêté du maire d'Epernon, daté du 18 janvier 2022, qui ne s'opposait pas à la déclaration préalable de M. B pour l'ouverture d'un portillon sur le chemin des Pendants d'Houdreville. Cependant, le maire a ultérieurement retiré cet arrêté le 1er avril 2022. Le tribunal a donc déclaré que les conclusions des requérants à fin d'annulation avaient perdu leur objet, et a rejeté leur demande de remboursement de frais, n'ayant pas justifié d'expenses. L'ordonnance a été rendue le 20 août 2024.
Arguments pertinents
1. Perte d'objet des conclusions : Le tribunal a constaté que l'arrêté contesté avait été retiré, ce qui a entraîné la perte d'objet des conclusions de M. et Mme C. Le tribunal a précisé que sa compétence se limitait à apprécier la légalité de l'arrêté et non à se prononcer sur des travaux non autorisés. Cela est illustré par le raisonnement suivant : "les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. et Mme C ont perdu leur objet".
2. Absence de justification de frais : Concernant la demande de mise à la charge de la commune d'Epernon d'une somme pour frais, le tribunal a noté que M. et Mme C n'avaient pas prouvé avoir engagé des frais dans le cadre de l'instance. Par conséquent, il n'y avait pas lieu de faire droit à cette demande, comme le souligne le tribunal : "M. et Mme C ne justifient pas avoir exposé des frais à l'occasion de la présente instance".
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du Code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête lorsque celle-ci ne présente plus de questions à juger. Le tribunal a appliqué cette disposition pour conclure à l'absence de nécessité de statuer sur les demandes d'annulation, en raison du retrait de l'arrêté.
2. Article L. 761-1 du Code de justice administrative : Cet article prévoit la possibilité de condamner une partie à payer une somme pour les frais exposés par l'autre partie, non compris dans les dépens. Le tribunal a rappelé que, faute de justification de frais par M. et Mme C, il n'y avait pas lieu d'appliquer cette disposition.
En résumé, la décision du tribunal repose sur la constatation de la perte d'objet des conclusions en raison du retrait de l'arrêté contesté et sur l'absence de justification de frais par les requérants, ce qui a conduit à un rejet de leurs demandes.