Résumé de la décision
Mme B A a déposé une requête le 1er juillet 2024 pour contester la décision du 14 mai 2024, par laquelle le président de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Haute-Saône a rejeté sa demande d'attribution de la carte mobilité inclusion (CMI) avec mention "stationnement". Le tribunal a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car Mme A n'avait pas effectué le recours préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, comme l'exige la législation. En conséquence, la requête a été rejetée.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a souligné que, selon l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, un recours préalable est nécessaire avant de saisir le juge administratif. La décision prise suite à ce recours est la seule susceptible d'être contestée devant le juge. En l'absence de ce recours, la requête est considérée comme manifestement irrecevable.
2. Régularisation non effectuée : Le tribunal a noté que, malgré une invitation à régulariser sa requête, Mme A n'a pas justifié avoir exercé le recours préalable ni produit la décision correspondante. Cela constitue une violation des exigences procédurales, entraînant le rejet de la requête.
3. Application des articles de loi : Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, qui stipulent que la requête doit être accompagnée de l'acte attaqué ou d'une justification de l'impossibilité de le produire. L'absence de régularisation dans le délai imparti a conduit à la décision de rejet.
Interprétations et citations légales
1. Recours préalable obligatoire : L'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles précise que "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' [...] doit être formé [...] devant le président du conseil départemental". Cette disposition souligne l'importance d'un recours préalable avant toute action en justice, ce qui a été un point central dans la décision.
2. Conditions de recevabilité : L'article R. 412-1 du code de justice administrative stipule que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée [...] de l'acte attaqué". Cela signifie que le respect des formalités est essentiel pour la recevabilité d'une requête, et le tribunal a appliqué cette règle pour justifier le rejet.
3. Délai de régularisation : L'article R. 612-1 du code de justice administrative indique que "la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser". Dans ce cas, le tribunal a respecté cette procédure en invitant Mme A à régulariser sa requête, mais son inaction a conduit à la décision finale.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Besançon repose sur des principes clairs de droit administratif, soulignant l'importance des recours préalables et des exigences de recevabilité dans le cadre des litiges relatifs aux droits des personnes handicapées.