Résumé de la décision
Mme B A a introduit une requête le 7 juin 2022 pour demander l'annulation de la majoration de l'amende forfaitaire liée à une infraction au code de la route commise le 21 janvier 2022. Elle soutient ne pas avoir reçu le procès-verbal de l'infraction. En réponse, le ministre de l'intérieur a conclu au rejet de la requête, arguant qu'elle était irrecevable car Mme A n'avait pas préalablement saisi le trésorier-payeur général d'une réclamation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'il n'était pas compétent pour connaître des litiges relatifs aux amendes infligées pour des infractions pénales.
Arguments pertinents
1. Incompétence du juge administratif : Le tribunal a souligné que les litiges concernant les amendes infligées pour des infractions pénales relèvent de la compétence du juge judiciaire. Ainsi, les conclusions de Mme A ont été rejetées pour incompétence. Le tribunal a affirmé : « Il appartient toutefois au seul juge judiciaire de connaître d'un litige portant sur l'amende infligée à un contrevenant en raison d'une infraction pénale. »
2. Irrecevabilité de la requête : Le ministre de l'intérieur a fait valoir que la requête était irrecevable car Mme A n'avait pas effectué de réclamation préalable auprès du trésorier-payeur général, ce qui est une condition nécessaire avant de saisir le juge administratif.
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur plusieurs textes de loi, notamment :
- Code de la route : Bien que le texte ne soit pas cité explicitement dans la décision, il est sous-entendu que les infractions au code de la route et les amendes qui en découlent sont régies par ce code.
- Code de procédure pénale : Ce code précise les modalités de contestation des amendes pénales, et il est implicite que la compétence pour traiter ces contestations appartient au juge judiciaire.
- Code de justice administrative : Ce code régit les procédures devant les juridictions administratives, mais dans ce cas, il est clairement établi que le tribunal administratif n'est pas compétent pour traiter des litiges relatifs aux amendes pénales.
La décision met en lumière l'importance de la compétence juridictionnelle, en affirmant que « les conclusions afférentes doivent dès lors être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître. » Cela souligne la nécessité pour les requérants de respecter les voies de recours appropriées en fonction de la nature de l'infraction et de la sanction.