Résumé de la décision
M. B a déposé une requête le 12 juillet 2023 pour contester deux arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine, datés du 8 juillet 2023, qui l'obligeaient à quitter le territoire français dans un délai d'un mois et l'assignaient à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. La requête a été rejetée par le tribunal administratif, qui a constaté qu'elle avait été enregistrée après l'expiration du délai de recours contentieux de quarante-huit heures, rendant la demande manifestement irrecevable.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a souligné que la requête de M. B a été enregistrée après le délai de quarante-huit heures prévu pour contester la décision d'éloignement et l'assignation à résidence. Selon l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, "lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure".
2. Notification des décisions : Le tribunal a constaté que la notification des arrêtés au requérant comportait les mentions des voies et délais de recours, ce qui a été respecté par l'administration. Cela a renforcé l'argument selon lequel M. B n'a pas respecté le délai imparti pour contester les décisions.
Interprétations et citations légales
1. Délai de recours : L'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précise que "l'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision". Ce texte établit clairement le cadre temporel dans lequel un recours peut être introduit.
2. Assignation à résidence : L'article L. 732-8 du même code stipule que "la décision d'assignation à résidence peut être contestée devant le tribunal administratif dans le délai de quarante-huit heures suivant sa notification". Cela signifie que les deux décisions (d'éloignement et d'assignation à résidence) doivent être contestées dans le même délai, ce qui n'a pas été respecté par M. B.
3. Irrecevabilité manifeste : L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet au président du tribunal de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser. Dans ce cas, le tribunal a jugé que la requête de M. B était manifestement irrecevable, car elle avait été déposée après l'expiration du délai légal.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur le non-respect des délais de recours prévus par la loi, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de la requête de M. B.