Résumé de la décision
M. E C a demandé au juge des référés d'ordonner une expertise concernant les conditions de sa prise en charge par le CHU de Dijon suite à une endoscopie réalisée le 2 octobre 2023, au cours de laquelle il a subi un bris dentaire. Il a également demandé que les dépens et une somme de 2 000 euros soient mis à la charge du CHU. Le CHU a contesté la demande, arguant de l'absence de lien de causalité entre l'intervention et le bris dentaire. Le juge des référés a rejeté la demande d'expertise, considérant qu'il n'existait pas de lien de causalité suffisant entre le préjudice allégué et le fait générateur.
Arguments pertinents
1. Absence de lien de causalité : Le juge a souligné qu'il ne résultait pas des éléments du dossier que M. C avait subi une fracture de la dent n°44 lors de l'intervention. En l'absence de preuve d'un lien de causalité entre le bris dentaire et l'endoscopie, la demande d'expertise était jugée inutile. Le juge a précisé que "la demande d'expertise ne présente aucun caractère utile et doit, par suite, être rejetée".
2. Conditions d'ordonnance d'expertise : Selon l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés peut ordonner une expertise si celle-ci est utile pour éclairer un litige. Cependant, il a été établi que, sans fait générateur, préjudice ou lien de causalité, la demande ne pouvait être accueillie.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 532-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction". L'interprétation de cet article dans la décision souligne que l'utilité d'une expertise doit être appréciée en fonction des éléments disponibles et de l'intérêt de la mesure dans le cadre d'un litige potentiel.
2. Absence de preuve de préjudice : Le juge a noté que "l'absence manifeste, en l'état de l'instruction, de fait générateur, de préjudice ou de lien de causalité entre celui-ci et le fait générateur" justifiait le rejet de la demande. Cela met en lumière l'importance de la preuve dans les demandes d'expertise, en particulier dans les cas d'accidents médicaux.
En conclusion, la décision du juge des référés repose sur l'absence de lien de causalité entre l'intervention médicale et le préjudice allégué, ce qui rend la demande d'expertise non fondée.